
En République du Congo, une correspondance administrative du ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’ alphabetisation, MEPPSA en sigle, datant du 22 mars informe que, trois agents de la direction générale de la sécurité
présidentielle (DGSP) seront déployés dans « chaque salle d’examen en appui aux » surveillants » pour la surveillance, la « transparence » et la « sécurité « des examens d’État 2026.
Attribué au directeur général de l’enseignement secondaire, Jean Bruno Mbouilou, la note de service relayée par plusieurs plateformes sur les réseaux sociaux ( 1, 2, 3, 4, 5,6) cumule plusieurs vues et partages pour certaines publications sur Tiktok.
Cependant, vérification faite auprès des sources officielles, cette information est fausse.
Vérification
Une note de service est un document administratif interne émis par une autorité aux
membres de son administration. Elle peut être informative ou instructive et comporte un
entête, un objet et une signature.
En outre, lorsqu’elle est émise par le directeur général et qu’elle engage une orientation politique ou une décision importante comme associer des agents de la DGSP à un examen d’État, cas de notre note de service, ce dernier à l’obligation d’en informer d’abord son ministre de tutelle et d’obtenir son aval avant signature.

Contactée par Fact-check Congo, la chargée de communication du ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Blandine Loumouamou , a démenti cette information.
» Même les gendarmes n’ont pas accès dans les salles d’examen, à plus forte raison la DGSP ? Depuis la
nuit des temps, est-ce qu’il y a déjà eu des militaires dans les salles d’examens ( au Congo, ndlr) ? C’est une fake news, on avait déjà communiqué là-dessus. Actuellement avec l’IA, on peut faire
beaucoup de choses comme sortir une information de son contexte réel.« , a-t-elle déploré.
Contexte
Après la pause de l’opération « zéro Kuluna » menée par la direction générale de la sécurité présidentielle depuis fin septembre 2025 dans les grandes agglomérations du Congo, l’opération a repris en fin mars dans les rues de Brazzaville, visant particulièrement les détenteurs des motos.
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Par ailleurs, en raison des fuites d’examens et des limites de certains surveillants dans l’accomplissement de leur tâche, le gouvernement renforce chaque année les mesures de sécurité aux examens d’État, notamment au baccalauréat.
Conclusion
Il est vrai que le gouvernement congolais met en place plusieurs initiatives pour assurer le bon déroulement des examens d’État. Cependant, les agents de la direction générale de la sécurité présidentielle n’ont pas été associé à ces initiatives contrairement à l’information relayée sur les réseaux sociaux. La note virale n’a jamais existé et a été démentie par le ministère en charge de l’organisation des examens d’Etat.













