<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Tchad - FACT- CHECK CONGO</title>
	<atom:link href="http://factcheck-congo.org/tag/tchad/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://factcheck-congo.org/tag/tchad/</link>
	<description>Les faits, rien que les faits!</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Oct 2025 19:44:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/11/favicon-75x75.png</url>
	<title>Archives des Tchad - FACT- CHECK CONGO</title>
	<link>http://factcheck-congo.org/tag/tchad/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Attention, cette photo de Mahamat Idriss Déby Itno en prière devant le Pape Léon XIVest fausse!</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/10/18/attention-cette-photo-de-mahamat-idriss-deby-itno-en-priere-devant-le-pape-leon-xivest-fausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Dangourbé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 19:44:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamat Deby à genoux devant le Pape Léon XIV]]></category>
		<category><![CDATA[Pape Léon XIV]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Visite Mahamat Deby à Rome]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://factcheck-congo.org/?p=1842</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la journée du jeudi 16 octobre 2025, une photo controversée montrant le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, agenouillé en prière devant le Pape, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant des débats intenses au Tchad. Cependant, les vérifications faites par Fact-Check Congo ont révélé que cette photo n&#8217;est pas authentique, mais plutôt un montage généré par intelligence artificielle. Le contexte de la visite est réel : le président Mahamat Idriss Déby Itno s&#8217;est effectivement rendu à Rome le 16 octobre pour une audience avec le pape, dans le cadre d&#8217;un déplacement diplomatique, tel qu&#8217;on peut le suivre sur cette publication de la Présidence du Tchad sur YouTube.  Néanmoins, une rencontre photographique de ce type entre Mahamat Idriss Déby Itno et Pape Léon XIV n&#8217;a jamais eu lieu. Vérification par Fact-Check Congo Après vérification, cette photo ne figure pas parmi les photos officielles diffusées par la page officielle de la Présidence de la République du Tchad sur Facebook, suite à la rencontre entre le président Déby et le pape Léon XIV, qui a eu lieu le 16 octobre 2025. En outre, des indices techniques ont été mis en avant, notamment la présence d&#8217;un logo en bas à droite de l&#8217;image, signalant qu&#8217;elle est la propriété de Gemini, une plateforme d&#8217;intelligence artificielle. Ce logo est souvent associé aux images créées par cette technologie, confirmant ainsi que ce visuel a été créé par l&#8217;intelligence artificielle. Fact-check Congo a également interrogé Aiornot qui a attesté que cette image avait été générée par l&#8217;intelligence artificielle. Communiqué officiel Dans un communiqué publié en soirée du jeudi 16 octobre sur ses canaux officiels, le ministère de la Communication du Tchad a lancé une alerte sur sa page Facebook, qualifiant d&#8217;une manipulation par intelligence artificielle (IA) l&#8216;image, qui prétend montrer le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, président de la République, agenouillé en prière devant le pape Léon XIV, suscite un tollé en ligne. Dans sa déclaration, le ministère de la Communication a fait appel à la vigilance des internautes face à la prolifération de contenus de ce type. Conclusion  Aucune photo du maréchal Mahamat Deby en pleine confession devant le pape Léon XIV n’existe. Les images diffusées sur Facebook et d&#8217;autres réseaux sociaux sont des créations générées par IA.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/10/18/attention-cette-photo-de-mahamat-idriss-deby-itno-en-priere-devant-le-pape-leon-xivest-fausse/">Attention, cette photo de Mahamat Idriss Déby Itno en prière devant le Pape Léon XIVest fausse!</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Dans la journée du jeudi 16 octobre 2025, une photo controversée montrant le président tchadien,</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Mahamat Idriss Déby Itno, agenouillé en prière devant le Pape, a fait le tour des réseaux sociaux,</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">suscitant des débats intenses au Tchad. Cependant, les vérifications faites par Fact-Check Congo ont révélé que cette photo n&rsquo;est pas authentique, mais plutôt un montage généré par intelligence artificielle.</span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Le contexte de la visite est réel : le président Mahamat Idriss Déby Itno s&rsquo;est effectivement rendu à</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Rome le 16 octobre pour une audience avec le pape, dans le cadre d&rsquo;un déplacement diplomatique, tel qu&rsquo;on peut le suivre sur cette publication de la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gIfEOupm9sA">Présidence du Tchad sur YouTube.</a> </span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Néanmoins, une rencontre photographique de ce type entre Mahamat Idriss Déby Itno et Pape Léon XIV </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">n&rsquo;a jamais eu lieu.</span></p>
<h5>
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Vérification par Fact-Check Congo</span></h5>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Après vérification, cette photo ne figure pas parmi les photos officielles diffusées par la page officielle de </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">la <a href="https://www.facebook.com/100064712017611/posts/pfbid028RcFYx68iZFFjnxzmztEPF8aBgoX6azbjTPSUrJ8bqbSS9zjsKrjS9wGYZctVfF8l/?app=fbl">Présidence de la République du Tchad sur Facebook,</a> suite à la rencontre entre le président Déby et le pape Léon XIV, </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">qui a eu lieu le 16 octobre 2025.</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">En outre, des indices techniques ont été mis en avant, notamment la présence d&rsquo;un logo en bas à droite </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">de l&rsquo;image, signalant qu&rsquo;elle est la propriété de Gemini, une plateforme d&rsquo;intelligence artificielle. Ce logo </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">est souvent associé aux images créées par cette technologie, confirmant ainsi que ce visuel a été créé</span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"> par l&rsquo;intelligence artificielle.</span></p>
<p>Fact-check Congo a également interrogé <a href="https://www.aiornot.com/dashboard/home">Aiornot </a>qui a attesté que cette image avait été générée par l&rsquo;intelligence artificielle.</p>
<p><strong><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Communiqué officiel</span></strong></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Dans un communiqué publié en soirée du jeudi 16 octobre sur ses canaux officiels, le ministère de la</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Communication du Tchad a lancé une alerte sur sa <a href="https://www.facebook.com/100036646308729/posts/pfbid02bPpptzoDbWCXCngtC7qfc7xuAkXaJjXUYLquYF9ufx2bBHKJdq2xtgjzdCDiKocMl/?app=fbl">page Facebook,</a> qualifiant d&rsquo;une manipulation par intelligence artificielle (IA) l</span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">&lsquo;image, qui prétend montrer le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, président de la République, </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">agenouillé en prière devant le pape Léon XIV, suscite un tollé en ligne.</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Dans sa déclaration, le ministère de la Communication a fait appel à la vigilance des internautes face à la </span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">prolifération de contenus de ce type.</span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><strong>Conclusion</strong> </span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Aucune photo du maréchal Mahamat Deby en pleine confession devant le pape Léon XIV</span><br />
<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">n’existe. Les images diffusées sur Facebook et d&rsquo;autres réseaux sociaux sont des créations générées par IA.</span></p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/10/18/attention-cette-photo-de-mahamat-idriss-deby-itno-en-priere-devant-le-pape-leon-xivest-fausse/">Attention, cette photo de Mahamat Idriss Déby Itno en prière devant le Pape Léon XIVest fausse!</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une ancienne vidéo de prestation de serment d’une ministre tchadienne ressort et sème la confusion</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/10/02/une-ancienne-video-de-prestation-de-serment-dune-ministre-tchadienne-ressort-et-seme-la-confusion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosie Pioth]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 13:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Djibergui Amane Rosine]]></category>
		<category><![CDATA[Ibriss Déby Itno]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamat Idriss Déby Itno]]></category>
		<category><![CDATA[Prestation serment Ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://factcheck-congo.org/?p=1412</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une publication faite sur ce compte LinkedIn, avec ce commentaire laconique : « C’est arrivé là-bas ! », on y aperçoit une femme, visiblement responsable politique, interrompue lors de sa prestation de serment parce qu’elle refuse de jurer par Allah. De nombreux internautes, intrigués ou indignés, pensent qu’il s’agit d’un événement récent. Mais qu’en est-il réellement ? Une vidéo authentique Pour vérifier cette séquence, Fact-Check Congo a d’abord contacté une journaliste tchadienne qui a confirmé son authenticité.    Achta Abakar Hassaballah confirme que “la femme qui apparaît à l’écran est Me Djibergui Amane Rosine, ancienne ministre du Tchad sous la présidence d’Idriss Déby Itno.” Lors de sa prise de fonction, elle avait refusé de prêter serment au nom d&#8217;Allah en respect de sa foi catholique, ce qui avait abouti à son remplacement par l’ancien président tchadien selon plusieurs  médias tchadiens.  Un fait qui remonte à 2018 Nos recherches sur Google ont permis de retrouver plusieurs articles et archives confirmant que l’incident s’était produit en 2018 (1, 2, 3).  Il s’agit donc d’un événement ancien, qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque au Tchad. Une désinformation par décontextualisation Si la vidéo est vraie, il faudrait signaler toutefois que son utilisation actuelle est trompeuse. En effet, elle est sortie de son contexte temporel : la scène date de 2018, mais est présentée comme récente. Le commentaire « C’est arrivé là-bas ! » laisse entendre qu’il s’agit d’une actualité immédiate. Par ailleurs, Fact-Check Congo précise que cette prestation de serment a eu lieu à l’époque de l’ancien président Idriss Déby Itno, alors qu&#8217;aujourd’hui, le président du Tchad est Mahamat Idriss Déby Itno, son fils. Il est aussi important de notifier que Me Djibergui Amane Rosine n’est plus ministre et ne fait pas partie du gouvernement actuel. Ce procédé, qui illustre un type courant de désinformation, consiste à réutiliser des images ou vidéos authentiques en les privant ou en les sortant de leur contexte initial, pour susciter confusion ou indignation.  Conclusion La vidéo qui circule actuellement montre bien Me Djibergui Amane Rosine, ancienne ministre tchadienne de 2013 à 2016, interrompue lors de sa prestation de serment pour avoir refusé de jurer par Allah. Mais elle ne date pas d’aujourd’hui : l’événement remonte à 2018. Ce cas rappelle l’importance de vérifier non seulement l’authenticité d’une vidéo, mais aussi sa date et son contexte avant de la partager. Une image vraie, mal contextualisée, peut facilement devenir un outil de désinformation.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/10/02/une-ancienne-video-de-prestation-de-serment-dune-ministre-tchadienne-ressort-et-seme-la-confusion/">Une ancienne vidéo de prestation de serment d’une ministre tchadienne ressort et sème la confusion</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/10/Tchad-serment.png"><img decoding="async" class="wp-image-1413" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/10/Tchad-serment.png" alt="" width="256" height="177" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/10/Tchad-serment.png 823w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/10/Tchad-serment-300x208.png 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/10/Tchad-serment-768x533.png 768w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" /></a>Dans une publication faite sur ce </span><a href="https://www.linkedin.com/posts/guelor-ibara-ngatse-91747215b_cest-arriv%C3%A9-la-bas-activity-7379043463171862528-0nly?utm_source=social_share_send&amp;utm_medium=android_app&amp;rcm=ACoAAAeG4wsB9CpEr0hmUyx8n1QRcVqyt9x-TBk&amp;utm_campaign=whatsapp"><span style="font-weight: 400;">compte LinkedIn,</span></a><span style="font-weight: 400;"> avec ce commentaire laconique : </span><i><span style="font-weight: 400;">« C’est arrivé là-bas ! »</span></i><span style="font-weight: 400;">, on y aperçoit une femme, visiblement responsable politique, interrompue lors de sa prestation de serment parce qu’elle refuse de jurer par Allah. De nombreux internautes, intrigués ou indignés, pensent qu’il s’agit d’un événement récent. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais qu’en est-il réellement ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Une vidéo authentique</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Pour vérifier cette séquence, Fact-Check Congo a d’abord contacté une journaliste tchadienne qui a confirmé son authenticité.    <a href="https://x.com/achtaabakarhas1">Achta Abakar Hassaballah</a> confirme que “<em>la femme qui apparaît à l’écran est Me </em></span><em><a href="https://www.linkedin.com/in/rosine-djibergui-amane-epouse-baiwong-585443257/?originalSubdomain=td"><span style="font-weight: 400;">Djibergui Amane Rosine</span></a><span style="font-weight: 400;">, ancienne ministre du Tchad sous la présidence d’Idriss Déby Itno.”</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Lors de sa prise de fonction, elle avait refusé de prêter serment au nom d&rsquo;Allah en respect de sa foi catholique, ce qui </span><span style="font-weight: 400;">avait abouti à son</span><span style="font-weight: 400;"> remplacement par l’ancien président tchadien selon plusieurs  médias tchadiens. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Un fait qui remonte à 2018</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Nos recherches sur Google ont permis de retrouver plusieurs articles et archives confirmant que l’incident s’était produit en 2018 (</span><a href="https://www.bbc.com/afrique/region-44076539"><span style="font-weight: 400;">1</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://www.voaafrique.com/a/le-nouveau-gouvernement-pr%C3%AAte-au-tchad/4388123.html"><span style="font-weight: 400;">2</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://fr.africanews.com/2018/05/12/polemique-au-tchad-apres-le-refus-de-deux-ministres-de-preter-serment//"><span style="font-weight: 400;">3</span></a><span style="font-weight: 400;">).  Il s’agit donc d’un événement ancien, qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque au Tchad.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Une désinformation par décontextualisation</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Si la vidéo est vraie, il faudrait signaler toutefois que son utilisation actuelle est trompeuse. En effet, elle est sortie de son contexte temporel : la scène date de 2018, mais est présentée comme récente.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Le commentaire </span><i><span style="font-weight: 400;">« C’est arrivé là-bas ! »</span></i><span style="font-weight: 400;"> laisse entendre qu’il s’agit d’une actualité immédiate.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Par ailleurs, Fact-Check Congo précise que cette prestation de serment a eu lieu à l’époque de l’ancien président</span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=QRw1C_fepMo"><span style="font-weight: 400;"> Idriss Déby Itno</span></a><span style="font-weight: 400;">, alors qu&rsquo;aujourd’hui, le président du Tchad est </span><a href="https://mahamatidrissdeby.td/portrait"><span style="font-weight: 400;">Mahamat Idriss Déby Itno</span></a><span style="font-weight: 400;">, son fils. Il est aussi important de notifier que</span><a href="https://www.linkedin.com/in/rosine-djibergui-amane-epouse-baiwong-585443257/"><span style="font-weight: 400;"> Me Djibergui Amane Rosine </span></a><span style="font-weight: 400;">n’est plus ministre et ne fait pas partie du gouvernement actuel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce procédé, qui illustre un type courant de désinformation, consiste à réutiliser des images ou vidéos authentiques en les privant ou en les sortant de leur contexte initial, pour susciter confusion ou indignation.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b> Conclusion</b></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La vidéo qui circule actuellement montre bien Me Djibergui Amane Rosine, ancienne ministre tchadienne de 2013 à 2016, interrompue lors de sa prestation de serment pour avoir refusé de jurer par Allah. Mais elle ne date pas d’aujourd’hui : l’événement remonte à 2018.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce cas rappelle l’importance de vérifier non seulement l’authenticité d’une vidéo, mais aussi sa date et son contexte avant de la partager. Une image vraie, mal contextualisée, peut facilement devenir un outil de désinformation.</span></p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/10/02/une-ancienne-video-de-prestation-de-serment-dune-ministre-tchadienne-ressort-et-seme-la-confusion/">Une ancienne vidéo de prestation de serment d’une ministre tchadienne ressort et sème la confusion</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’insécurité aggrave la précarité les journalistes en Afrique Francophone</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/05/03/linsecurite-aggrave-la-precarite-les-journalistes-en-afrique-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadepte DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2025 12:52:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Teyane]]></category>
		<category><![CDATA[Boubacar Yalkoué]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina-Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur de publication du quotidien Le Pays]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste et Directeur de publication du journal Hamama Média :]]></category>
		<category><![CDATA[L’insécurité aggrave la précarité les journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.factcheck-congo.com/?p=873</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;insécurité et la précarité frappent durement les journalistes et les médias en Afrique. Entre faibles salaires, retards de paiement, le métier est de plus en plus difficile à exercer. Alors que certains médias, économiquement asphyxiés, mettent la clé sous le paillasson, des journalistes ont décidé de se reconvertir dans d’autres domaines où l’herbe semble être plus verte. &#160; À Léo, une localité située à près de 160 kilomètres de Ouagadougou, les terres sont fertiles et les pluies plus abondantes. Sur un petit terrain encore vide, nous rencontrons Aristide Ouédraogo en ce 19 avril 2025. Il est en train de préparer la saison des pluies pour produire du maïs et faire de l&#8217;élevage. « C’est ici que ma nouvelle vie va commencer », dit-il, avec fierté. Pendant dix ans, Aristide Ouédraogo a vécu à Ouagadougou, dans un tout autre univers : le journalisme. Mais aujourd’hui, il veut changer de vie. « Je n’ai pas encore quitté le journalisme, mais je compte le faire dans une année. Je veux travailler de mes mains, cultiver ce que je mange, élever mes bêtes, et être plus libre et gagner plus d’argent », explique-t-il, d’un air sûr. Puis, il explique son volte-face. « Dans le journalisme, il est difficile de joindre les deux bouts. Je reste et resterai journaliste et dans mon cœur, mais il faut aussi manger », précise-t-il Son histoire n’est pas unique. Au Burkina Faso et dans d&#8217;autres pays d’Afrique, de nombreux journalistes vivent dans des conditions difficiles : faibles salaires, contrats précaires, retards de paiement. « À l&#8217;exception de quelques privilégiés, ils sont rares les professionnels des médias qui arrivent à vivre décemment de leur métier », souligne le rapport 2023 de la Convention des jeunes journalistes du Sénégal. Ce rapport s’appuie sur une étude auprès de 200 journalistes sénégalais. Les résultats de cette étude révèlent, entre, autres, que 18,5% des journalistes ont des rémunérations mensuelles en deçà de 75 000 francs CFA ; 14,8% entre 75000 et 100000 francs CFA ; 14,8 entre 100 000 et 150 000 francs CFA ; 10,2% entre 150 000 et 200000 FCFA. La galère des médias et journalistes Au Mali, la situation des journalistes n’est pas meilleure, car les médias sont aussi dans un pétrin financier. Boubacar Yalkoué, Directeur de publication du quotidien Le Pays, dresse un constat amer. « La situation économique des médias au Mali est très critique. Depuis 2020, le pays traverse une situation d’exception. La plupart de nos revenus sont conditionnés à la stabilité financière de L’État. Nous savons pertinemment que l’État a des difficultés aujourd’hui à faire face à tout ce qui est en lien avec l’économie et la finance.  Ce qui impacte sur le fonctionnement de l’État, particulièrement des médias », a-t-il fait savoir. &#160; Bertrand Teyane, journaliste et Directeur de publication du journal Hamama Média, dépeint également une situation économique difficile pour les médias au Tchad. « On est asphyxié. Les médias vivent dans la précarité. Les médias qui marchent sont ceux du public qui ont l’appui du gouvernement. Les médias privés sont abandonnés », souligne-t-il. &#160; Faute de moyens financiers, le promoteur de média en ligne a dû faire le choix de travailler avec des pigistes et des stagiaires.  « Nous vivons de publireportages facturés à 25 000 F CFA, 50 000 FCFA, 100 000 FCFA. Rares sont ceux qui peuvent payer 200 000 F CFA ou 300 000 F CFA. Pouvoir payer régulièrement mes journalistes, c’est un peu difficile. Nous fonctionnons avec des stagiaires, des pigistes », affirme-t-il. &#160; Des médias fermés Dans ce contexte économique difficile, des médias ont cessé leurs activités.  « La plupart des journaux au Mali ont arrêté de paraitre parce qu’ils n’ont vraiment pas les moyens. Donc, s’ils n’ont pas l’argent pour faire paraitre le journal, on ne peut vraiment pas parler d’intéressement à l’endroit des journalistes », précise le Directeur de publication du journal Le Pays.  Du fait de la précarité des médias, des journalistes ont quitté leurs rédactions pour chercher leur gagne-pain dans d’autres domaines. « Si cet intéressement n’est plus là, les journalistes n’ont plus le choix que d’aller chercher ailleurs. Le salaire de beaucoup de rédactions ont été considérablement réduits. Nous leur conseillons de chercher à faire autre chose et continuer à travailler. A chaque fois que la rédaction a un peu d’argent, elle essaie de voir de qui est possible de faire pour eux », déplore Yalkoué. &#160; Retour au Burkina Faso, où, sous un soleil qui descend du ciel comme une pluie de feu, on retrouve Aristide Ouédraogo dans son site, encore vierge. Pour ce trentenaire, ce retour programmé à la terre est bien plus qu’un repli économique. « Je veux montrer qu’on peut vivre dignement de l’agriculture. Il suffit d’être organisé, suivre des formations et croire en soi. J’ai foi que je ne regretterai pas ce choix que je m’apprête à faire en quittant le journalisme pour cultiver la terre », rassure Aristide, qui déplore également la précarité des journalistes au Burkina Faso. Quitter le journalisme pour survivre Dans son rapport 2025 sur la situation de la presse, Reporters sans frontières alerte sur la fragilité des médias du continent. L’organisation qui, souligne que la dépendance des médias aux annonceurs affaiblit la profession, ajoute que « le manque de subventions publiques pérennes et transparentes fragilise encore davantage le secteur. Dans plusieurs pays, les aides étatiques sont rares ou distribuées de manière discrétionnaire. » Selon cette organisation de défense de la liberté de presse et la protection des journalistes, la situation sécuritaire, en particulier dans les pays du Sahel, aggrave les difficultés économiques des médias. En effet, depuis une dizaine d’années, de nombreux pays d’Afrique, comme ceux du Sahel subissent des attaques terroristes. Selon rapport 2024 de Global Terrorism Index, sur 7 555 morts dans le monde à cause du terrorisme, 3 885 ont eu lieu dans les pays du Sahel, soit 51% des victimes. En plus du terrorisme, les pays comme la République Démocratique du Congo, en guerre, participe à fragiliser les médias et à accentuer la précarité des journalistes.  « La guerre en cours</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/05/03/linsecurite-aggrave-la-precarite-les-journalistes-en-afrique-francophone/">L’insécurité aggrave la précarité les journalistes en Afrique Francophone</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;insécurité et la précarité frappent durement les journalistes et les médias en Afrique. Entre faibles salaires, retards de paiement, le métier est de plus en plus difficile à exercer. Alors que certains médias, économiquement asphyxiés, mettent la clé sous le paillasson, des journalistes ont décidé de se reconvertir dans d’autres domaines où l’herbe semble être plus verte.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À Léo, une localité située à près de 160 kilomètres de Ouagadougou, les terres sont fertiles et les pluies plus abondantes. Sur un petit terrain encore vide, nous rencontrons Aristide Ouédraogo en ce 19 avril 2025. Il est en train de préparer la saison des pluies pour produire du maïs et faire de l&rsquo;élevage. « <em>C’est ici que ma nouvelle vie va commencer</em> », dit-il, avec fierté.</p>
<p>Pendant dix ans, Aristide Ouédraogo a vécu à Ouagadougou, dans un tout autre univers : le journalisme. Mais aujourd’hui, il veut changer de vie. <em>« Je n’ai pas encore quitté le journalisme, mais je compte le faire dans une année. Je veux travailler de mes mains, cultiver ce que je mange, élever mes bêtes, et être plus libre et gagner plus d’argent »</em>, explique-t-il, d’un air sûr. Puis, il explique son volte-face. <em>« Dans le journalisme, il est difficile de joindre les deux bouts. Je reste et resterai journaliste et dans mon cœur, mais il faut aussi manger</em> », précise-t-il</p>
<p>Son histoire n’est pas unique. Au Burkina Faso et dans d&rsquo;autres pays d’Afrique, de nombreux journalistes vivent dans des conditions difficiles : faibles salaires, contrats précaires, retards de paiement. « <em>À l&rsquo;exception de quelques privilégiés, ils sont rares les professionnels des médias qui arrivent à vivre décemment de leur métier </em>», souligne le <a href="https://www.cjrs.sn/wp-content/uploads/2024/05/RAPPORT-ETUDE-CJRS.pdf">rapport 2023</a> de la Convention des jeunes journalistes du Sénégal. Ce rapport s’appuie sur une étude auprès de 200 journalistes sénégalais. Les résultats de cette étude révèlent, entre, autres, que 18,5% des journalistes ont des rémunérations mensuelles en deçà de 75 000 francs CFA ; 14,8% entre 75000 et 100000 francs CFA ; 14,8 entre 100 000 et 150 000 francs CFA ; 10,2% entre 150 000 et 200000 FCFA.</p>
<p><strong>La galère des médias et journalistes</strong></p>
<p>Au Mali, la situation des journalistes n’est pas meilleure, car les médias sont aussi dans un pétrin financier.</p>
<p><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-875 alignleft" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.32.17-PM-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.32.17-PM-150x150.jpeg 150w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.32.17-PM-75x75.jpeg 75w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.32.17-PM-350x350.jpeg 350w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></p>
<p>Boubacar Yalkoué, Directeur de publication du quotidien Le Pays, dresse un constat amer. <em>« La situation économique des médias au Mali est très critique. Depuis 2020, le pays traverse une situation d’exception. La plupart de nos revenus sont conditionnés à la stabilité financière de L’État. Nous savons pertinemment que l’État a des difficultés aujourd’hui à faire face à tout ce qui est en lien avec l’économie et la finance.  Ce qui impacte sur le fonctionnement de l’État, particulièrement des médias</em> », a-t-il fait savoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-874 alignright" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.31.52-PM-150x150.jpeg" alt="" width="150" height="150" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.31.52-PM-150x150.jpeg 150w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.31.52-PM-75x75.jpeg 75w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-03-at-2.31.52-PM-350x350.jpeg 350w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></p>
<p>Bertrand Teyane, journaliste et Directeur de publication du journal Hamama Média, dépeint également une situation économique difficile pour les médias au Tchad. « <em>On est asphyxié. Les médias vivent dans la précarité. Les médias qui marchent sont ceux du public qui ont l’appui du gouvernement. Les médias privés sont abandonnés </em>», souligne-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Faute de moyens financiers, le promoteur de média en ligne a dû faire le choix de travailler avec des pigistes et des stagiaires.  « <em>Nous vivons de publireportages facturés à 25 000 F CFA, 50 000 FCFA, 100 000 FCFA. Rares sont ceux qui peuvent payer 200 000 F CFA ou 300 000 F CFA. Pouvoir payer régulièrement mes journalistes, c’est un peu difficile. Nous fonctionnons avec des stagiaires, des pigistes </em>», affirme-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des médias fermés</strong></p>
<p>Dans ce contexte économique difficile, des médias ont cessé leurs activités.  « <em>La plupart des journaux au Mali ont arrêté de paraitre parce qu’ils n’ont vraiment pas les moyens. Donc, s’ils n’ont pas l’argent pour faire paraitre le journal, on ne peut vraiment pas parler d’intéressement à l’endroit des journalistes</em> », précise le Directeur de publication du journal Le Pays.  Du fait de la précarité des médias, des journalistes ont quitté leurs rédactions pour chercher leur gagne-pain dans d’autres domaines. « <em>Si cet intéressement n’est plus là, les journalistes n’ont plus le choix que d’aller chercher ailleurs. Le salaire de beaucoup de rédactions ont été considérablement réduits. Nous leur conseillons de chercher à faire autre chose et continuer à travailler. A chaque fois que la rédaction a un peu d’argent, elle essaie de voir de qui est possible de faire pour eux</em> », déplore Yalkoué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retour au Burkina Faso, où, sous un soleil qui descend du ciel comme une pluie de feu, on retrouve Aristide Ouédraogo dans son site, encore vierge. Pour ce trentenaire, ce retour programmé à la terre est bien plus qu’un repli économique. « <em>Je veux montrer qu’on peut vivre dignement de l’agriculture. Il suffit d’être organisé, suivre des formations et croire en soi. J’ai foi que je ne regretterai pas ce choix que je m’apprête à faire en quittant le journalisme pour cultiver la terre</em> », rassure Aristide, qui déplore également la précarité des journalistes au Burkina Faso.</p>
<p><strong>Quitter le journalisme pour survivre</strong></p>
<p>Dans son rapport 2025 sur la situation de la presse, <a href="https://rsf.org/fr/classement/2025/afrique">Reporters sans frontières</a> alerte sur la fragilité des médias du continent. L’organisation qui, souligne que la dépendance des médias aux annonceurs affaiblit la profession, ajoute que « <em>le manque de subventions publiques pérennes et transparentes fragilise encore davantage le secteur. Dans plusieurs pays, les aides étatiques sont rares ou distribuées de manière discrétionnaire. </em>»</p>
<p>Selon cette organisation de défense de la liberté de presse et la protection des journalistes, la <strong>situation sécuritaire</strong>, en particulier dans les pays du Sahel, aggrave les difficultés économiques des médias. En effet, depuis une dizaine d’années, de nombreux pays d’Afrique, comme ceux du Sahel subissent des attaques terroristes. Selon rapport 2024 de <a href="https://www.lcb-ft.fr/news/global-terrorism-index-2025">Global Terrorism Index</a>, sur 7 555 morts dans le monde à cause du terrorisme, <strong>3 885 ont eu lieu dans les pays du Sahel</strong>, soit 51% des victimes. En plus du terrorisme, les pays comme la République Démocratique du Congo, en guerre, participe à fragiliser les médias et à accentuer la précarité des journalistes.  <em>« La guerre en cours a exacerbé les difficultés économiques des médias</em> », affirme un rapport de RSF.</p>
<p><strong>L’État, un mauvais payeur</strong></p>
<p>La situation économique difficile de nombreux médias, selon Boubcar Yalkoué, est aussi due au fait qu’il y a beaucoup de factures impayées par les partenaires, notamment ceux étatiques. « <em>Nos contrats de l’année passée dans certaines structures, jusque-là, nous n’avons pas été payé.  A chaque fois qu’on passe, on nous dit que la situation est difficile. Dans certains départements, la ligne réservée à la communication a été supprimée ou elle a été utilisée pour d’autres besoins </em>», déplore-t-il.</p>
<p>Face à la précarité des médias et journalistes, RSF exhorte les médias à repenser leur modèle économique afin d’être plus viables.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/05/03/linsecurite-aggrave-la-precarite-les-journalistes-en-afrique-francophone/">L’insécurité aggrave la précarité les journalistes en Afrique Francophone</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tchad: Le procès-verbal de conciliation  en circulation sur internet est authentique!</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/04/15/tchad-le-proces-verbal-de-conciliation-en-circulation-sur-internet-est-authentique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Dangourbé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:01:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[femme adultère enceinte]]></category>
		<category><![CDATA[Procès-verbal de conciliation]]></category>
		<category><![CDATA[Règlement à l'amiable d'une affaire d'adultère au Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.factcheck-congo.com/?p=808</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Depuis quelques jours, un document officiel ayant circulé sur les réseaux sociaux a suscité des doutes sur son authenticité. Il s&#8217;agit d&#8217;un procès-verbal de conciliation daté du 18 février 2025, établi par la brigade territoriale de Moulkou au Tchad. Beaucoup se sont demandé si le procès-verbal de conciliation publié était vrai. Après une analyse approfondie, Fact-Check Congo confirme que le procès-verbal est authentique. Contexte Le procès-verbal, daté du 18 février 2025, fait état d&#8217;un accord entre François Boido et Mme Hisseine Ezekiel après une affaire d’adultère et des complications dues à une grossesse. Selon le document officiel, Mme Ezekiel est enceinte de Boido et un montant de 120 000 FCFA a été évoqué pour la prise en charge des besoins liés à cette grossesse. Un mémorandum d&#8217;attente entre les deux parties qui stipule que, dans le cas où cette dernière accouche d&#8217;un enfant de sexe masculin, cet enfant revient de droit au père biologique, et si elle accouche d&#8217;un enfant de sexe féminin, l&#8217;enfant revient de droit au père légitime et époux de la dame. Confirmation de l&#8217;authenticité Ce document qui a fait le tour des réseaux sociaux a été partagé et commenté sur Meta par plusieurs personnes. Le média en ligne Tchadinfos.com, parmi tant d&#8217;autres, a également parlé de cette situation, évoquant une jurisprudence défiant toute logique.  L’authenticité du document a été confirmée par les deux parties. Les signatures apposées, ainsi que les numéros de téléphone des parties, ont été vérifiées et correspondent à des individus réels, renforçant ainsi la crédibilité de ce procès-verbal. Joint au téléphone par Fact-Check Congo, le commandant de brigade de Moulkou n&#8217;a pas voulu se prononcer sur l&#8217;affaire. Hissein Ezéchiel, constituant la partie civile, a confirmé à Fact-Check Congo l&#8217;authenticité du procès-verbal. « C&#8217;est ma femme, le procès-verbal de conciliation est authentique, car je l&#8217;ai signé et nous disposons d&#8217;une copie aussi. Nous attendons le verdict final après l&#8217;accouchement « , explique-t-il au téléphone. Contacté également par Fact-Check Congo, le mis en cause François Boido a reconnu avoir signé le procès-verbal et confirme son authenticité. « Oui, j&#8217;ai signé ce procès-verbal de conciliation. Et il y a un mois, j&#8217;ai versé 40 000 CFA au commandant de brigade. Comme convenu, nous attendons l&#8217;accouchement de la femme », a-t-il conclu son propos. Conclusion Après une analyse approfondie de tous les éléments constitutifs du procès de conciliation, Fact-Check Congo confirme que le procès-verbal en question est bien un document authentique qui témoigne d&#8217;une tentative de conciliation pacifique.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/04/15/tchad-le-proces-verbal-de-conciliation-en-circulation-sur-internet-est-authentique/">Tchad: Le procès-verbal de conciliation  en circulation sur internet est authentique!</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-809 alignleft" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-197x300.jpg" alt="" width="119" height="182" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-197x300.jpg 197w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-673x1024.jpg 673w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-768x1169.jpg 768w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-750x1142.jpg 750w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD.jpg 810w" sizes="(max-width: 119px) 100vw, 119px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis quelques jours, un document officiel ayant circulé sur les réseaux sociaux a suscité des doutes sur son authenticité. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un procès-verbal de conciliation daté du 18 février 2025, établi par la brigade territoriale de Moulkou au Tchad. Beaucoup se sont demandé si le procès-verbal de conciliation publié était vrai.</p>
<p>Après une analyse approfondie, Fact-Check Congo confirme que le procès-verbal est authentique.</p>
<p><strong>Contexte</strong></p>
<p>Le procès-verbal, daté du 18 février 2025, fait état d&rsquo;un accord entre François Boido et Mme Hisseine Ezekiel après une affaire d’adultère et des complications dues à une grossesse. Selon le document officiel, Mme Ezekiel est enceinte de Boido et un montant de 120 000 FCFA a été évoqué pour la prise en charge des besoins liés à cette grossesse. Un mémorandum d&rsquo;attente entre les deux parties qui stipule que, dans le cas où cette dernière accouche d&rsquo;un enfant de sexe masculin, cet enfant revient de droit au père biologique, et si elle accouche d&rsquo;un enfant de sexe féminin, l&rsquo;enfant revient de droit au père légitime et époux de la dame.</p>
<p><strong>Confirmation de l&rsquo;authenticité</strong></p>
<p>Ce document qui a fait le tour des réseaux sociaux a été partagé et commenté sur Meta par plusieurs personnes. Le média en ligne <a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1096888559132262&amp;id=100064333853891&amp;set=a.644567827697673">Tchadinfos.com</a>, parmi tant d&rsquo;<a href="https://www.facebook.com/MoussoNews/photos/-vusurlesr%C3%A9seauxsociaux-%F0%9D%90%93%F0%9D%90%9C%F0%9D%90%A1%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%9D-%F0%9D%90%94%F0%9D%90%A7%F0%9D%90%9E-%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%9F%F0%9D%90%9F%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%A2%F0%9D%90%AB%F0%9D%90%9E-%F0%9D%90%9D%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%9D%F0%9D%90%AE%F0%9D%90%A5%F0%9D%90%AD%F0%9D%90%9E%CC%80%F0%9D%90%AB%F0%9D%90%9E-%F0%9D%90%A3%F0%9D%90%AE%F0%9D%90%A0%F0%9D%90%9E%CC%81%F0%9D%90%9E-%F0%9D%90%9A%CC%80-%F0%9D%90%A5%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%A6%F0%9D%90%A2%F0%9D%90%9A%F0%9D%90%9B%F0%9D%90%A5%F0%9D%90%9E-%F0%9D%90%80%F0%9D%90%AE-%F0%9D%90%9C%F0%9D%90%A8%F0%9D%90%AE%F0%9D%90%AB%F0%9D%90%AC/1417633506333311/?_rdr">autres</a>, a également parlé de cette situation, évoquant une jurisprudence défiant toute logique. <img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-811 aligncenter" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-300x284.jpg" alt="" width="300" height="284" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-300x284.jpg 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-1024x971.jpg 1024w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-768x728.jpg 768w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-1536x1456.jpg 1536w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-750x711.jpg 750w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2-1140x1080.jpg 1140w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/04/PV-CHAD-2.jpg 1551w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L’authenticité du document a été confirmée par les deux parties. Les signatures apposées, ainsi que les numéros de téléphone des parties, ont été vérifiées et correspondent à des individus réels, renforçant ainsi la crédibilité de ce procès-verbal.</p>
<p>Joint au téléphone par Fact-Check Congo, le commandant de brigade de Moulkou n&rsquo;a pas voulu se prononcer sur l&rsquo;affaire.</p>
<p>Hissein Ezéchiel, constituant la partie civile, a confirmé à Fact-Check Congo l&rsquo;authenticité du procès-verbal.</p>
<p><em>« C&rsquo;est ma femme, le procès-verbal de conciliation est authentique, car je l&rsquo;ai signé et nous disposons d&rsquo;une copie aussi. Nous attendons le verdict final après l&rsquo;accouchement « , </em>explique-t-il au téléphone.</p>
<p>Contacté également par Fact-Check Congo, le mis en cause François Boido a reconnu avoir signé le procès-verbal et confirme son authenticité.</p>
<p><em>« Oui, j&rsquo;ai signé ce procès-verbal de conciliation. Et il y a un mois, j&rsquo;ai versé 40 000 CFA au commandant de brigade. Comme convenu, nous attendons l&rsquo;accouchement de la femme »,</em> a-t-il conclu son propos.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Après une analyse approfondie de tous les éléments constitutifs du procès de conciliation, Fact-Check Congo confirme que le procès-verbal en question est bien un document authentique qui témoigne d&rsquo;une tentative de conciliation pacifique.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/04/15/tchad-le-proces-verbal-de-conciliation-en-circulation-sur-internet-est-authentique/">Tchad: Le procès-verbal de conciliation  en circulation sur internet est authentique!</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
