<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des En toute transparence - FACT- CHECK CONGO</title>
	<atom:link href="http://factcheck-congo.org/tag/en-toute-transparence/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://factcheck-congo.org/tag/en-toute-transparence/</link>
	<description>Les faits, rien que les faits!</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Feb 2026 14:10:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/11/favicon-75x75.png</url>
	<title>Archives des En toute transparence - FACT- CHECK CONGO</title>
	<link>http://factcheck-congo.org/tag/en-toute-transparence/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Vérification :  » En 2021, Pointe-Noire n’a pas connu de délestages  » (affirmation de Jean-Bruno Adou Danga, DG E2C</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2026/02/09/verification-en-2021-pointe-noire-na-pas-connu-de-delestages-affirmation-de-jean-bruno-adou-danga-dg-e2c/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosie Pioth]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 13:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[30 jours pour convaincre]]></category>
		<category><![CDATA[Adou Danga]]></category>
		<category><![CDATA[E2C]]></category>
		<category><![CDATA[En toute transparence]]></category>
		<category><![CDATA[Energie électrique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Pas de délestage à Pointe-Noire en 2021]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://factcheck-congo.org/?p=2452</guid>

					<description><![CDATA[<p>La question de la continuité de l’électricité dans les ménages congolais est un enjeu majeur qui revient depuis plusieurs décennies. Dans un entretien avec la presse, le Directeur général de la Société Énergie Électrique du Congo (E2C) a présenté un bilan des actions menées, notamment à Pointe-Noire et à Brazzaville, ainsi que les réalisations concrètes visant à réduire les interruptions de courant. Prenant part à l&#8217;émission 3O jours pour convaincre en toute transparence, le Directeur général de E2C, Énergie Electrique du Congo , Jean Bruno Adou Danga, répondant à la question d&#8217;une journaliste, a affirmé que la ville de Pointe-Noire n&#8217;a pas connu de délestages toute l&#8217;année 2021. Affirmation vérifiée Le directeur général d’Énergie Électrique du Congo (E2C) affirme que la ville de Pointe-Noire n’aurait connu aucun délestage durant toute l’année 2021 (déclaration évoquée dans l&#8217;émission “30 jours pour convaincre”). Fact-Check Congo a vérifié et c&#8217;est partiellement vrai. Des sources officielles d’E2C (communiqués) et des sources documentées (presse nationale, documents Banque mondiale) attestent bien de coupures programmées et de délestages/coupures à Pointe-Noire en 2021, au moins à certaines périodes. E2C a annoncé une coupure générale à Pointe-Noire en 2021 (source officielle) Le communiqué publié par Énergie Électrique du Congo (E2C) annonce une  » coupure générale d’électricité » dans l’ensemble de la ville de Pointe-Noire le dimanche 6 juin 2021, de 8h à 18h. Même si l’entreprise qualifie cet arrêt de fourniture d’opération technique de maintenance, cet élément contredit objectivement l’affirmation selon laquelle l’année 2021 se serait déroulée sans aucune coupure ni délestage dans la ville. Cette contradiction est renforcée par un article du quotidien Les Dépêches de Brazzaville (ADIAC), publié le 25 novembre 2021, qui fait état de  » délestages intempestifs et de très longue durée »  à Pointe-Noire et à Brazzaville. Ces difficultés ont été évoquées officiellement lors d’une séance de questions orales avec les membres du gouvernement, confirmant que la problématique des interruptions électriques demeurait d’actualité à la fin de l’année 2021. Par ailleurs, un document de la Banque mondiale, intitulé Pacte national énergétique (document de mission, 2025), apporte des données chiffrées. Il indique qu’en 2021, la République du Congo a enregistré 54 coupures totales et 41 coupures partielles sur l’ensemble du territoire. Parmi celles-ci, trois coupures ont concerné Pointe-Noire, contre 38 à Brazzaville. Ces chiffres réfutent clairement l’idée d’une année  » sans coupures » à Pointe-Noire, même si la ville apparaît moins affectée que la capitale.  Précision utile : “délestage” vs “coupure” Dans le domaine électrique, le délestage désigne une interruption temporaire et généralement planifiée de la fourniture d’électricité dans un secteur donné, souvent pour gérer un déficit de production ou une contrainte sur le réseau.La coupure électrique, quant à elle, peut être planifiée ou accidentelle et résulter d’une opération de maintenance, d’un incident technique, d’une panne ou d’un autre dysfonctionnement. Pour les usagers, la distinction est théorique : dans les deux cas, il s’agit d’une absence de courant. Or, la déclaration examinée porte précisément sur l’idée qu’il n’y aurait eu aucune interruption à Pointe-Noire durant toute l’année 2021. Les documents disponibles démontrent le contraire. Certes, Pointe-Noire apparaît moins touchée que Brazzaville sur certains indicateurs (trois coupures contre 38 en 2021). Toutefois,  » moins touchée »  ne signifie pas  » pas touchée du tout » . Des coupures, y compris générales, ont bien été annoncées et observées en 2021. L’intermittence de l’électricité ne relève donc pas uniquement de la perception : des sources indépendantes et des données factuelles en confirment l’existence. Lors de l’entretien, la journaliste évoque une intermittence quasi permanente de l’électricité depuis plus de trente ans, soulignant que les ménages en sont régulièrement privés. Le Directeur général de l’E2C conteste cette affirmation, estimant qu’à Pointe-Noire, les investissements réalisés en 2021 ont permis une amélioration notable de la fourniture électrique, réduisant fortement les délestages. Il cite notamment l’installation d’un transformateur de 70 MVA au poste de Mont-Kamba 1 et la création de nouvelles lignes de distribution, qui auraient renforcé l’infrastructure électrique locale. Il évoque également des investissements comparables à Brazzaville, notamment au poste de Tsielampo, où un transformateur de même capacité a été installé. Le Directeur général reconnaît par ailleurs une amélioration  » significative » en 2023 dans les deux principales villes du pays, tout en soulignant que la perception des interruptions peut varier selon les quartiers et les usagers. Limites structurelles persistantes Malgré ces avancées techniques, des défis structurels majeurs demeurent. La capacité de production d’électricité reste insuffisante pour couvrir la demande nationale, ce qui entraîne encore des interruptions ponctuelles, aussi bien en milieu urbain que rural. À cela s’ajoute le vieillissement de certaines infrastructures, notamment hydroélectriques, qui nécessite des travaux réguliers de réhabilitation et de modernisation. Les efforts de modernisation du réseau électrique s’inscrivent dans une dynamique plus large visant une amélioration progressive de l’accès à l’électricité, condition essentielle du développement économique et social du pays. Conclusion  Il est exact qu’environ 51,3 % de la population congolaise a accès à l’électricité.En revanche, affirmer que Pointe-Noire n’aurait connu aucun délestage ou aucune coupure en 2021 est faux. E2C a elle-même annoncé une coupure générale dans la ville en juin 2021, la presse congolaise a documenté des délestages à la fin de la même année, et un document de la Banque mondiale recense des coupures, certes limitées mais bien réelles, à Pointe-Noire en 2021.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2026/02/09/verification-en-2021-pointe-noire-na-pas-connu-de-delestages-affirmation-de-jean-bruno-adou-danga-dg-e2c/">Vérification :  » En 2021, Pointe-Noire n’a pas connu de délestages  » (affirmation de Jean-Bruno Adou Danga, DG E2C</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">La question de la continuité de l’électricité dans les ménages congolais est un enjeu majeur qui revient depuis plusieurs décennies. Dans un entretien avec la presse, le Directeur général de la Société Énergie Électrique du Congo (E2C) a présenté un bilan des actions menées, notamment à Pointe-Noire et à Brazzaville, ainsi que les réalisations concrètes visant à réduire les interruptions de courant.</span></div>
<div class="" dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Prenant part à l&rsquo;émission <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=1381989816995143">3O jours pour convaincre en toute transparence</a>, le Directeur général de E2C, Énergie Electrique du Congo , <a href="https://fr.linkedin.com/posts/e2c-sa-4916b51b0_le-directeur-general-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-%C3%A9nergie-activity-7055094579145900033-w1As">Jean Bruno Adou Danga</a>, répondant à la question d&rsquo;une journaliste, a affirmé que la ville de Pointe-Noire n&rsquo;a pas connu de délestages toute l&rsquo;année 2021.</span></div>
<div class="" dir="auto"></div>
<div class="" dir="auto"><strong><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Affirmation vérifiée</span></strong></div>
<div class="" dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Le directeur général d’Énergie Électrique du Congo (E2C) affirme que la ville de Pointe-Noire n’aurait connu aucun délestage durant toute l’année 2021 (déclaration évoquée dans l&rsquo;émission “30 jours pour convaincre”). Fact-Check Congo a vérifié et c&rsquo;est partiellement vrai.</span></div>
<div dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Des sources officielles d’E2C (communiqués) et des sources documentées (<a href="https://www.facebook.com/photo/?fbid=173197251404763&amp;set=a.522245529906600">presse nationale</a>, documents Banque mondiale) attestent bien de coupures programmées et de délestages/coupures à Pointe-Noire en 2021, au moins à certaines périodes.</span></div>
<div dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">E2C a annoncé une coupure générale à Pointe-Noire en 2021 (source officielle)</span></div>
<div dir="auto"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2453" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-1.jpg" alt="" width="622" height="820" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-1.jpg 622w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-1-228x300.jpg 228w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /></a></div>
<div dir="auto">
<p class="sk-check-for-highlights" data-start="209" data-end="653"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Le communiqué publié par Énergie Électrique du Congo (E2C) annonce une  » coupure générale d’électricité » dans l’ensemble de la ville de Pointe-Noire le dimanche 6 juin 2021, de 8h à 18h. Même si l’entreprise qualifie cet arrêt de fourniture d’opération technique de maintenance, cet élément contredit objectivement l’affirmation selon laquelle l’année 2021 se serait déroulée sans aucune coupure ni délestage dans la ville.</span></p>
<p class="sk-check-for-highlights" data-start="655" data-end="1125"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Cette contradiction est renforcée par un article du quotidien<a href="https://www.adiac-congo.com/content/covid-19-la-cherte-des-prix-du-test-pcr-preoccupe-les-deputes-132210"> <span class="sk-aug-highlight sk-check-for-highlights" data-markjs="true" data-sk-type="name">Les Dépêches</span> de Brazzaville (ADIAC</a>), publié le 25 novembre 2021, qui fait état de  » délestages intempestifs et de très longue durée »  à Pointe-Noire et à Brazzaville. Ces difficultés ont été évoquées officiellement lors d’une séance de questions orales avec les membres du gouvernement, confirmant que la problématique des interruptions électriques demeurait d’actualité à la fin de l’année 2021.</span></p>
<p class="" data-start="1127" data-end="1664"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Par ailleurs, un document de la Banque mondiale, intitulé <a href="https://thedocs.worldbank.org/en/doc/ce91545b5a0c9e201bc7622f58b26618-0010012025/original/Congo-National-Energy-Compact-Mission-300.pdf"><em class="sk-check-for-highlights" data-start="1189" data-end="1217">Pacte national énergétique</em> </a>(document de mission, 2025), apporte des données chiffrées. Il indique qu’en 2021, la République du Congo a enregistré 54 coupures totales et 41 coupures partielles sur l’ensemble du territoire. Parmi celles-ci, trois coupures ont concerné Pointe-Noire, contre 38 à Brazzaville. Ces chiffres réfutent clairement l’idée d’une année  » sans coupures » à Pointe-Noire, même si la ville apparaît moins affectée que la capitale.</span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"> </span></p>
</div>
<div class="sk-check-for-highlights" dir="auto"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2454" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2.jpg" alt="" width="1111" height="607" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2.jpg 1111w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2-300x164.jpg 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2-1024x559.jpg 1024w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/02/E2C-2-768x420.jpg 768w" sizes="(max-width: 1111px) 100vw, 1111px" /></a></div>
<div class="sk-check-for-highlights" dir="auto"></div>
<h4 class="sk-check-for-highlights" dir="auto"><strong><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Précision utile : “délestage” vs “coupure”</span></strong></h4>
<div dir="auto">
<p class="" data-start="1727" data-end="2157"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Dans le domaine électrique, le <a href="https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/delestage/">délestage </a>désigne une interruption temporaire et généralement planifiée de la fourniture d’électricité dans un secteur donné, souvent pour gérer un déficit de production ou une contrainte sur le réseau.</span><br class="" data-start="1964" data-end="1967" /><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">La <a href="https://www.installation-renovation-electrique.com/glossaire-electricite/mecanismes-electriques/coupure-electrique/#:~:text=La%20coupure%20%C3%A9lectrique%20correspond%20%C3%A0,ou%20lors%20d'incidents%20%C3%A9ventuels.">coupure électrique</a>, quant à elle, peut être planifiée ou accidentelle et résulter d’une opération de maintenance, d’un incident technique, d’une panne ou d’un autre dysfonctionnement.</span></p>
<p class="" data-start="2159" data-end="2537"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Pour les usagers, la distinction est théorique : dans les deux cas, il s’agit d’une absence de courant. Or, la déclaration examinée porte précisément sur l’idée qu’il n’y aurait eu aucune interruption à Pointe-Noire durant toute l’année 2021. Les documents disponibles démontrent le contraire.</span></p>
<p data-start="2539" data-end="2982"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Certes, <a href="https://thedocs.worldbank.org/en/doc/ce91545b5a0c9e201bc7622f58b26618-0010012025/original/Congo-National-Energy-Compact-Mission-300.pdf">Pointe-Noire apparaît moins touchée que Brazzaville</a> sur certains indicateurs (trois coupures contre 38 en 2021). Toutefois,  » moins touchée »  ne signifie pas  » pas touchée du tout » . Des coupures, y compris générales, ont bien été annoncées et observées en 2021. L’intermittence de l’électricité ne relève donc pas uniquement de la perception : des sources indépendantes et des données factuelles en confirment l’existence.</span></p>
<p data-start="3041" data-end="3443"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Lors de l’entretien, la journaliste évoque une intermittence quasi permanente de l’électricité depuis plus de trente ans, soulignant que les ménages en sont régulièrement privés. Le Directeur général de l’E2C conteste cette affirmation, estimant qu’à Pointe-Noire, les investissements réalisés en 2021 ont permis une amélioration notable de la fourniture électrique, réduisant fortement les délestages.</span></p>
<p data-start="3445" data-end="3804"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Il cite notamment l’installation d’un transformateur de 70 MVA au poste de Mont-Kamba 1 et la création de nouvelles lignes de distribution, qui auraient renforcé l’infrastructure électrique locale. Il évoque également des investissements comparables à Brazzaville, notamment au poste de Tsielampo, où un transformateur de même capacité a été installé.</span></p>
<p data-start="3806" data-end="4041"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Le Directeur général reconnaît par ailleurs une amélioration  » significative » en 2023 dans les deux principales villes du pays, tout en soulignant que la perception des interruptions peut varier selon les quartiers et les usagers.</span></p>
<h3 data-start="4043" data-end="4081"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Limites structurelles persistantes</span></h3>
<p data-start="4083" data-end="4513"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Malgré ces avancées techniques, des défis structurels majeurs demeurent. La capacité de production d’électricité reste insuffisante pour couvrir la demande nationale, ce qui entraîne encore des interruptions ponctuelles, aussi bien en milieu urbain que rural. À cela s’ajoute le vieillissement de certaines infrastructures, notamment hydroélectriques, qui nécessite des travaux réguliers de réhabilitation et de modernisation.</span></p>
<p data-start="4515" data-end="4744"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Les efforts de modernisation du réseau électrique s’inscrivent dans une dynamique plus large visant une amélioration progressive de l’accès à l’électricité, condition essentielle du développement économique et social du pays.</span></p>
</div>
<h4 dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Conclusion </span></h4>
<div dir="auto"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Il est exact qu’environ 51,3 % de la population congolaise a accès à l’électricité.<br data-start="4849" data-end="4852" />En revanche, affirmer que Pointe-Noire n’aurait connu aucun délestage ou aucune coupure en 2021 est faux. E2C a elle-même annoncé une coupure générale dans la ville en juin 2021, la presse congolaise a documenté des délestages à la fin de la même année, et un document de la Banque mondiale recense des coupures, certes limitées mais bien réelles, à Pointe-Noire en 2021.</span></div>
<div dir="auto"></div>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2026/02/09/verification-en-2021-pointe-noire-na-pas-connu-de-delestages-affirmation-de-jean-bruno-adou-danga-dg-e2c/">Vérification :  » En 2021, Pointe-Noire n’a pas connu de délestages  » (affirmation de Jean-Bruno Adou Danga, DG E2C</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Congo- Brazzaville : 43 ans après les premières promesses, pourquoi l’autosuffisance alimentaire reste un horizon lointain ?</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2026/01/07/congo-brazzaville-43-ans-apres-les-premieres-promesses-pourquoi-lautosuffisance-alimentaire-reste-un-horizon-lointain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosie Pioth]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 12:07:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Autosuffisance alimentaire au Congo Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Sassou Nguesso]]></category>
		<category><![CDATA[En toute transparence]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Un peuple qui ne consomme pas ce qu'il produit n'est pas un peuple libre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://factcheck-congo.org/?p=2344</guid>

					<description><![CDATA[<p>“Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre.” Cette citation du président Denis Sassou Nguesso, reprise le 28 novembre 2025 devant le Parlement réuni en Congrès, n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une longue histoire de discours politiques et de programmes publics en faveur de l’autosuffisance alimentaire au Congo- Brazzaville. Fact-Check Congo a examiné cette promesse à la lumière des données ouvertes, des documents officiels et des politiques publiques mises en œuvre depuis plus de quatre décennies. Vérification Une ambition ancienne, formulée dès les années 1980 L’appel à produire ce que l’on consomme remonte aux premières décennies post- indépendance. Dès la fin des années 1970 et au début des années 1980, les autorités congolaises lancent plusieurs plans de développement agricole, notamment le Programme complémentaire (1980), le Programme transitoire (1981) et le Plan quinquennal 1982–1986, qui placent l’agriculture parmi les priorités nationales. En 1985, lors de la 23ᵉ Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la délégation congolaise annonce officiellement l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2000. Une ambition rappelée a posteriori par plusieurs analyses, notamment un article de Radio France Internationale publié en 2023 (RFI, “ Congo- Brazzaville : l’autosuffisance alimentaire, une équation toujours difficile à résoudre “. Des années 1990 à aujourd’hui : un slogan récurrent Au fil des années, la formule “un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre “  s’impose comme un leitmotiv du discours politique congolais, souvent associé aux campagnes de “ retour à la terre “ . Dans son message à la Nation de décembre 1987, publié notamment par La Semaine Africaine, Denis Sassou Nguesso appelait déjà à une “révolution dans la révolution “ dans le domaine agricole, afin de lutter contre la faim et la dépendance alimentaire au Congo. Près de quatre décennies plus tard, cette rhétorique reste d’actualité.  Message à la Nation de Denis Sassou Nguesso en décembre 1987 (Semaine Africaine) Où en est le Congo en 2025 ? Malgré ce discours constant, la République du Congo demeure fortement dépendante des importations alimentaires. En novembre 2024, lors d’une séance de questions orales avec débat au Parlement, le ministre d’État, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Claude Alphonse N’Silou, indiquait que le pays importait pour près de 800 milliards de FCFA en denrées alimentaires, , comme le rapportait le site Echos de Brazzaville . Avec un potentiel estimé à environ 10 millions d’hectares de terres arables, le Congo comptabilise seulement 4 % des terres arables réellement exploitées à en croire les données du Ministère français de l’économie. Les indicateurs comparatifs publiés par The Global Economy, à partir des données FAO, montrent par ailleurs que l’indice de production alimentaire du Congo reste inférieur à la moyenne mondiale sur la période 2010–2023 (The Global Economy – Congo, Food Production Index).  D’après les statistiques de la FAO , le pays demeure un importateur net de plusieurs produits de base, notamment le riz, le maïs, les produits laitiers, certaines viandes et les huiles végétales. Une dépendance structurelle qui expose le Congo aux chocs extérieurs, à la volatilité des prix.   Quelles politiques publiques depuis plus de 40 ans ? Les premières orientations agricoles remontent à 1974, dans un contexte marqué par le premier boom pétrolier. Le Programme triennal 1975–1977, élaboré sous l’égide du Parti congolais du travail (PCT), identifie déjà l’agriculture comme un secteur prioritaire, avec pour objectifs la diversification de l’économie, le renforcement de l’autosuffisance alimentaire et le développement rural.  Dans les années 1980, l’État mise sur la création de fermes d’État et de domaines agricoles industriels, comme ceux de Kounzoulou ou de Dihessé, censés soutenir la production à grande échelle et moderniser l’élevage. À partir des années 2000, plusieurs cadres stratégiques voient le jour, dont la Stratégie nationale de sécurité alimentaire (2000–2010), visant à réduire les importations et à relancer l’agriculture vivrière. Plus récemment, le Projet d’appui au développement agricole commercial (PDAC), financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains (Banque mondiale – PDAC Congo, financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains (Banque mondiale – PDAC Congo), ainsi que l’inscription de l’agriculture parmi les priorités du Programme national de développement (PND 2022–2026), témoignent de la persistance de cet objectif. Les autorités ont également lancé les ZAP  , Zone Agricoles protégées, présentées comme un levier de structuration des filières agropastorales et halieutiques à l’échelle nationale. Le projet des “Nouveaux villages agricoles”, institué par l’arrêté n° 6970 du 22 septembre 2010, visait à promouvoir des villages agricoles modernes et spécialisés. Malgré plusieurs appuis financiers publics et partenaires, les évaluations disponibles indiquent que ce programme n’a pas permis d’atteindre les objectifs initiaux annoncés en matière de production et d’organisation des filières. Le Congo à l’épreuve de la comparaison africaine Pour situer le cas congolais, Fact-Check Congo a comparé la situation du pays à celle de plusieurs États africains ayant atteint une autosuffisance partielle sur certains produits de base. Au Maroc, les réformes agricoles successives (Plan Maroc Vert puis Génération Green) ont permis de couvrir environ 70 % des besoins nationaux en céréales et d’assurer la quasi-totalité de la production de légumes, de viande et de lait destinés au marché intérieur. En Zambie, la production de maïs dépasse régulièrement la consommation nationale, faisant du pays un exportateur net de cette céréale. L’Afrique du Sud est structurellement exportatrice de maïs, avec une production suffisante pour couvrir ses besoins domestiques et approvisionner plusieurs pays de la région. Au Rwanda, les autorités se sont fixé un objectif chiffré d’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2029, avec une stratégie publique visant à porter le taux d’autosuffisance de 79 % à 100 % sur les principales denrées de base. Pays Statut / Objectif Détails des Performances Maroc Réussite des plans Maroc Vert &#38; Génération Green 70% des besoins en céréales sont couverts. &#160; Quasi-totalité (environ 100%) en légumes, viande et lait. Zambie Exportateur net La production de maïs dépasse systématiquement la consommation nationale. Afrique du Sud</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2026/01/07/congo-brazzaville-43-ans-apres-les-premieres-promesses-pourquoi-lautosuffisance-alimentaire-reste-un-horizon-lointain/">Congo- Brazzaville : 43 ans après les premières promesses, pourquoi l’autosuffisance alimentaire reste un horizon lointain ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-3.jpg"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-2357" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-3.jpg" alt="" width="724" height="706" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-3.jpg 481w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-3-300x293.jpg 300w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">“Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre.”</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Cette citation du président </span><a href="https://gouvernement.cg/message-du-president-de-la-republique-denis-sassou-nguesso-sur-letat-de-la-nation-devant-le-parlement-reuni-en-congres/"><span style="font-weight: 400;">Denis Sassou Nguesso</span></a><span style="font-weight: 400;">, reprise le 28 novembre 2025 devant le Parlement réuni en Congrès, n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une longue histoire de discours politiques et de programmes publics en faveur de l’autosuffisance alimentaire au Congo- Brazzaville.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Fact-Check Congo a examiné cette promesse à la lumière des données ouvertes, des documents officiels et des politiques publiques mises en œuvre depuis plus de quatre décennies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Vérification</b></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Une ambition ancienne, formulée dès les années 1980</b></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">L’appel à produire ce que l’on consomme remonte aux premières décennies post- indépendance. Dès la fin des années 1970 et au début des années 1980, les autorités congolaises lancent plusieurs plans de développement agricole, notamment le </span><a href="https://www.unicongo.cg/wp-content/uploads/2024/10/Bilan-Congo-1958-2023.pdf"><span style="font-weight: 400;">Programme complémentaire</span></a><span style="font-weight: 400;"> (1980), le </span><a href="https://www.unicongo.cg/wp-content/uploads/2024/10/Bilan-Congo-1958-2023.pdf"><span style="font-weight: 400;">Programme transitoire </span></a><span style="font-weight: 400;">(1981) et le </span><a href="https://www.rppr.cg/sites/default/files/2024-05/LES%20GRANDES%20OPTIONS%20DU%20PLANS%20QUIQUENNAL%201982-1986.pdf"><span style="font-weight: 400;">Plan quinquennal 1982–1986</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui placent l’agriculture parmi les priorités nationales.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2354" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1.png" alt="" width="1599" height="634" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1.png 1599w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1-300x119.png 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1-1024x406.png 1024w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1-768x305.png 768w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-industrie-1-1536x609.png 1536w" sizes="(max-width: 1599px) 100vw, 1599px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">En 1985, lors de la </span><a href="https://www.fao.org/unfao/govbodies/gsbhome/conference/resolutions/1985/en/"><span style="font-weight: 400;">23ᵉ Conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture</span></a><span style="font-weight: 400;"> (FAO), la délégation congolaise annonce officiellement l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2000. Une ambition rappelée a posteriori par plusieurs analyses, notamment un article de </span><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20231030-congo-brazzaville-l-autosuffisance-alimentaire-une-%C3%A9quation-toujours-difficile-%C3%A0-r%C3%A9soudre"><span style="font-weight: 400;">Radio France Internationale</span></a><span style="font-weight: 400;"> publié en 2023 (RFI, “ Congo- Brazzaville : l’autosuffisance alimentaire, une équation toujours difficile à résoudre “.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Des années 1990 à aujourd’hui : un slogan récurrent</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Au fil des années, la formule “un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre “  s’impose comme un leitmotiv du discours politique congolais, souvent associé aux campagnes de “ retour à la terre “ .</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Dans son message à la Nation de décembre 1987, publié notamment par </span><a href="https://lasemaineafricaine.info/"><i><span style="font-weight: 400;">La Semaine Africaine</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, Denis Sassou Nguesso appelait déjà à une “révolution dans la révolution “ dans le domaine agricole, afin de lutter contre la faim et la dépendance alimentaire au Congo. Près de quatre décennies plus tard, cette rhétorique reste d’actualité. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-2351" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-2.jpg" alt="" width="573" height="635" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-2.jpg 486w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-2-271x300.jpg 271w" sizes="(max-width: 573px) 100vw, 573px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2350" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-1.jpg" alt="" width="750" height="550" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-1.jpg 750w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/DSN-Agro-1-300x220.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 8pt;">Message à la Nation de Denis Sassou Nguesso en décembre 1987 (Semaine Africaine)</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Où en est le Congo en 2025 ?</b></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Malgré ce discours constant, la République du Congo demeure fortement dépendante des importations alimentaires. En novembre 2024, lors d’une séance de questions orales avec débat au Parlement, le ministre d’État, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, </span><a href="https://cg.linkedin.com/in/claude-alphonse-nsilou-771077233"><span style="font-weight: 400;">Claude Alphonse N’Silou</span></a><span style="font-weight: 400;">, indiquait que le pays importait pour près de 800 milliards de FCFA en denrées alimentaires, , comme le rapportait le site</span><a href="https://lesechos-congobrazza.com/economie/10653-dependance-alimentaire-le-congo-importe-chaque-annee-pour-pres-de-800-milliards-fcfa"> <i><span style="font-weight: 400;">Echos de Brazzaville</span></i></a> <span style="font-weight: 400;">.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Avec un potentiel estimé à environ 10 millions d’hectares de terres arables, le Congo comptabilise seulement 4 % des terres arables réellement exploitées à en croire les données du</span><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/CG/le-secteur-agricole-au-congo-brazzaville"><span style="font-weight: 400;"> Ministère français de l’économie</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Les indicateurs comparatifs publiés par </span><a href="https://www.theglobaleconomy.com/Republic-of-the-Congo/food_production_index/"><i><span style="font-weight: 400;">The Global Economy</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, à partir des données FAO, montrent par ailleurs que l’indice de production alimentaire du Congo reste inférieur à la moyenne mondiale sur la période 2010–2023 (</span><a href="https://www.theglobaleconomy.com/Republic-of-the-Congo/food_production_index/"><span style="font-weight: 400;">The Global Economy – Congo, Food Production Index</span></a><span style="font-weight: 400;">). </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">D’après les statistiques de la </span><a href="https://www.fao.org/giews/countrybrief/country.jsp?code=COG"><span style="font-weight: 400;">FAO</span></a><span style="font-weight: 400;"> , le pays demeure un importateur net de plusieurs produits de base, notamment le riz, le maïs, les produits laitiers, certaines viandes et les huiles végétales.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Une dépendance structurelle qui expose le Congo aux chocs extérieurs, à la volatilité des prix.  </span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-fao-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2353" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-fao-1.png" alt="" width="1005" height="909" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-fao-1.png 1005w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-fao-1-300x271.png 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro-fao-1-768x695.png 768w" sizes="(max-width: 1005px) 100vw, 1005px" /></a></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Quelles politiques publiques depuis plus de 40 ans ?</b></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Les premières orientations agricoles remontent à 1974, dans un contexte marqué par le premier boom pétrolier. Le </span><a href="https://www.rppr.cg/sites/default/files/2024-05/PREMIER%20PROGRAMME%20TRIENNAL%201974-1977.pdf"><span style="font-weight: 400;">Programme triennal 1975–1977</span></a><span style="font-weight: 400;">, élaboré sous l’égide du Parti congolais du travail (PCT), identifie déjà l’agriculture comme un secteur prioritaire, avec pour objectifs la diversification de l’économie, le renforcement de l’autosuffisance alimentaire et le développement rural. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Dans les années 1980, l’État mise sur la création de fermes d’État et de domaines agricoles industriels, comme ceux de </span><a href="https://www.adiac-congo.com/content/agro-industrie-relance-du-centre-de-kounzoulou-139498"><span style="font-weight: 400;">Kounzoulou</span></a><span style="font-weight: 400;"> ou de Dihessé, censés soutenir la production à grande échelle et moderniser l’élevage.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">À partir des années 2000, plusieurs cadres stratégiques voient le jour, dont la Stratégie nationale de sécurité alimentaire (2000–2010), visant à réduire les importations et à relancer l’agriculture vivrière. Plus récemment, le </span><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2021/12/10/world-bank-provides-100-million-to-protect-livelihoods-and-improve-food-security-in-southern-madagascar"><span style="font-weight: 400;">Projet d’appui au développement agricole commercial </span></a><span style="font-weight: 400;">(PDAC), financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains (Banque mondiale – PDAC Congo, financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains (</span><a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2017/09/20/republic-of-congo-signing-of-the-financing-agreement-for-the-commercial-agriculture-development-support-project"><span style="font-weight: 400;">Banque mondiale – PDAC Congo</span></a><span style="font-weight: 400;">), ainsi que l’inscription de l’agriculture parmi les priorités du </span><a href="https://gouvernement.cg/wp-content/uploads/2022/08/ppap2.pdf"><span style="font-weight: 400;">Programme national de développement (PND 2022–2026)</span></a><span style="font-weight: 400;">, témoignent de la persistance de cet objectif.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Les autorités ont également lancé les Z</span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=fR0MvXt5sqs"><span style="font-weight: 400;">AP  , Zone Agricoles protégée</span></a><span style="font-weight: 400;">s, présentées comme un levier de structuration des filières agropastorales et halieutiques à l’échelle nationale.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Le projet des “</span><a href="https://www.sgg.cg/fr/recherche.html?page=4294&amp;row=123383"><span style="font-weight: 400;">Nouveaux villages agricoles</span></a><span style="font-weight: 400;">”, institué par l’arrêté n° 6970 du 22 septembre 2010, visait à promouvoir des villages agricoles modernes et spécialisés. Malgré plusieurs appuis financiers publics et partenaires, les </span><a href="https://www.unicongo.cg/wp-content/uploads/2024/10/Bilan-Congo-1958-2023.pdf"><span style="font-weight: 400;">évaluations disponibles </span></a><span style="font-weight: 400;">indiquent que ce programme n’a pas permis d’atteindre les objectifs initiaux annoncés en matière de production et d’organisation des filières.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2355" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1.jpg" alt="" width="1123" height="661" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1.jpg 1123w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1-300x177.jpg 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1-1024x603.jpg 1024w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/agro1-768x452.jpg 768w" sizes="(max-width: 1123px) 100vw, 1123px" /></a></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Le Congo à l’épreuve de la comparaison africaine</b></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Pour situer le cas congolais, Fact-Check Congo a comparé la situation du pays à celle de plusieurs États africains ayant atteint une autosuffisance partielle sur certains produits de base.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Au </span><a href="https://akademiya2063.org/publications/mamo/EN/Connecting%20the%20Dots/Food-Systems_Report_Morocco_Case_Study_2021_ENG.pdf"><span style="font-weight: 400;">Maroc</span></a><span style="font-weight: 400;">, les réformes agricoles successives (Plan Maroc Vert puis Génération Green) ont permis de couvrir environ 70 % des besoins nationaux en céréales et d’assurer la quasi-totalité de la production de légumes, de viande et de lait destinés au marché intérieur.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">En</span><a href="https://apps.fas.usda.gov/newgainapi/api/Report/DownloadReportByFileName?fileName=Zambia+Grain+and+Feed_Pretoria_Zambia_08-11-2021.pdf"><span style="font-weight: 400;"> Zambie</span></a><span style="font-weight: 400;">, la production de maïs dépasse régulièrement la consommation nationale, faisant du pays un exportateur net de cette céréale.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">L’</span><a href="https://www.fao.org/giews/countrybrief/country/ZAF/pdf_archive/ZAF_Archive.pdf"><span style="font-weight: 400;">Afrique du Sud </span></a><span style="font-weight: 400;">est structurellement exportatrice de maïs, avec une production suffisante pour couvrir ses besoins domestiques et approvisionner plusieurs pays de la région.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Au </span><a href="https://www.gainhealth.org/blogs/rwandas-first-ever-food-systems-strategy-sets-stage-transformation"><span style="font-weight: 400;">Rwanda</span></a><span style="font-weight: 400;">, les autorités se sont fixé un objectif chiffré d’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2029, avec une stratégie publique visant à porter le taux d’autosuffisance de 79 % à 100 % sur les principales denrées de base.</span></span></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Pays</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Statut / Objectif</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Détails des Performances</b></span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Maroc</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-weight: 400;">Réussite des plans </span><i><span style="font-weight: 400;">Maroc Vert</span></i><span style="font-weight: 400;"> &amp; </span><i><span style="font-weight: 400;">Génération Green</span></i></span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">70% des besoins en céréales sont couverts.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Quasi-totalité (environ 100%) en légumes, viande et lait.</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Zambie</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Exportateur net</b></span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">La production de maïs dépasse systématiquement la consommation nationale.</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Afrique du Sud</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Leader régional</b></span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Structurellement exportatrice de maïs ; assure sa sécurité et celle de ses voisins.</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Rwanda</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b>Objectif 100% (Horizon 2029)</b></span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Passage prévu de 79% à 100% d&rsquo;autosuffisance sur les denrées de base.</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Contrairement au Congo, ces pays se distinguent par des politiques agricoles plus stables, des priorités budgétaires clairement identifiées et des mécanismes d’évaluation plus visibles</span><b>.</b></span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Analyse : pourquoi la promesse perdure?</b></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Le rappel de cette formule présidentielle en </span><a href="https://gouvernement.cg/message-du-president-de-la-republique-denis-sassou-nguesso-sur-letat-de-la-nation-devant-le-parlement-reuni-en-congres/"><span style="font-weight: 400;">novembre 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> pose une question centrale : pourquoi, plus de quarante ans après les premières annonces, l’autosuffisance alimentaire demeure-t-elle un objectif non atteint ?</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Les données disponibles suggèrent que l’enjeu ne réside pas uniquement dans la multiplication des programmes, mais dans leur mise en œuvre effective, leur continuité, leur financement réel et l’existence de filières agricoles complètes reliant production, transformation et distribution.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Sollicités par Fact-Check Congo sur le bilan des politiques agricoles et les perspectives concrètes d’autosuffisance alimentaire, le ministère de l’Agriculture et le ministère du Plan n’ont  pas répondu à nos questions au moment de la publication.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-2356" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-1.jpg" alt="" width="726" height="824" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-1.jpg 598w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-1-264x300.jpg 264w" sizes="(max-width: 726px) 100vw, 726px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><span style="font-weight: 400;">Dans son document officiel de bilan et de perspectives intitulé </span><a href="https://www.facebook.com/primature.congobz/posts/-parution-en-toute-transparence2021-2026-le-bilan-du-quinquennat-ouvrage-disponi/1173426751637963/"><span style="font-weight: 400;">En toute transparence</span></a><span style="font-weight: 400;">,  le gouvernement congolais affirme avoir fait de l’agriculture une priorité stratégique, notamment à travers la création des Zones agricoles protégées (ZAP).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Selon les autorités, 27 ZAP sont actuellement opérationnelles, avec l’objectif d’en créer une centaine à terme. Ces zones concernent les cultures vivrières (manioc, maïs, igname, banane), l’élevage (bovin, porcin, avicole) et la pisciculture.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Le gouvernement indique que la production de maïs issue des ZAP a doublé en 2024, que les surfaces de manioc sont en augmentation et que l’élevage porcin est en expansion. Il évoque également la relance des filières café et cacao, notamment en Lékoumou et dans la Sangha.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2358" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-5.jpg" alt="" width="765" height="667" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-5.jpg 765w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2026/01/ENT-5-300x262.jpg 300w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Les autorités mettent aussi en avant le Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (PDAC), financé à hauteur de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, qui aurait bénéficié à environ 500 000 personnes, dont 50 % de femmes, avec une hausse de près de 20 % des volumes vendus par les producteurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">À cela s’ajoutent des projets financés par l’IDA, comme le Projet d’agroforesterie dans le Nord- Congo (PANAC) et le Projet d’appui à la relance du secteur agricole (PARSA), ainsi que des investissements dans la mécanisation agricole (tracteurs, centres CEMA, pistes rurales, appui en intrants et formation).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Toutefois, malgré ce bilan présenté comme positif par les autorités, les indicateurs structurels de la sécurité alimentaire restent largement défavorables au Congo- Brazzaville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">En définitive, le Congo- Brazzaville ne manque ni de programmes agricoles ni de déclarations politiques, mais les résultats observables sont en décalage avec l’objectif affiché d’autosuffisance alimentaire. Malgré la multiplication des projets, la dépendance aux importations demeure élevée, la contribution de l’agriculture à l’économie reste marginale et la majorité des terres arables demeure sous-exploitée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Plus de quarante ans après les premières promesses, l’autosuffisance alimentaire apparaît ainsi moins comme une réalité atteinte que comme une ambition constamment reconduite, sans rupture structurelle mesurable. Tant que les politiques publiques ne produiront pas des résultats durables, vérifiables et évalués de manière transparente, le slogan “  un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre”  restera un objectif, et non un fait.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b><i>Méthodologie : </i></b><i><span style="font-weight: 400;">Cette enquête s’appuie sur l’analyse de documents officiels, de données ouvertes (FAO, Banque mondiale, bases comparatives internationales), d’archives de presse et de déclarations publiques. Toutes les sources citées sont consultables et vérifiables.</span></i></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b> <span style="font-size: 10pt;">Tableau comparatif  Autosuffisance alimentaire au Congo- Brazzaville</span></b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;"><b> </b><b>Discours officiel vs indicateurs vérifiables(FACT-CHECK CONGO)</b></span></p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Axes analysés</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b>Bilan affiché par le gouvernement</b></span></td>
<td><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;"><b><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;">Réalité observée (données disponibles</span>)</b></span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Objectif global</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Priorité nationale, souveraineté alimentaire</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Autosuffisance alimentaire non atteinte</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Production annoncée</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Hausse annoncée (maïs, manioc, élevage porcin)</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Production insuffisante pour couvrir la demande nationale</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">ZAP (Zones agricoles protégées)</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">27 ZAP actives, objectif de 100</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Impact national limité, données consolidées absentes</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Part de l’agriculture dans le PIB</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Secteur stratégique de diversification</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Moins de 5 % du PIB</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Terres arables</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">10 millions d’hectares disponibles</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Environ 4 % seulement exploités</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Importations alimentaires</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Réduction attendue à moyen terme</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Environ 800 milliards FCFA/an</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Produits de base</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Relance des filières locales</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Importations nettes : riz, maïs, lait, huiles, viandes</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Résilience aux crises</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Agriculture présentée comme bouclier</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Forte vulnérabilité (Covid-19, Ukraine)</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Résultat final</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Autosuffisance alimentaire visée</span></td>
<td><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;">Dépendance structurelle persistante</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2026/01/07/congo-brazzaville-43-ans-apres-les-premieres-promesses-pourquoi-lautosuffisance-alimentaire-reste-un-horizon-lointain/">Congo- Brazzaville : 43 ans après les premières promesses, pourquoi l’autosuffisance alimentaire reste un horizon lointain ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
