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	<title>Archives des Assemblée nationale - FACT- CHECK CONGO</title>
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	<description>Les faits, rien que les faits!</description>
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	<title>Archives des Assemblée nationale - FACT- CHECK CONGO</title>
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		<title>Le président de l’Assemblée nationale peut-il inviter Denis Sassou Nguesso à présenter sa candidature à la prochaine présidentielle ?</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/12/01/le-president-de-lassemblee-nationale-peut-il-inviter-denis-sassou-nguesso-a-presenter-sa-candidature-a-la-prochaine-presidentielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rosie Pioth]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 19:24:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Appel à la candidature de Denis Sassou Nguesso]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès réuni en parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Isidore Mvouba]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de la République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Contexte : pourquoi cet article ? Cet article fait suite aux nombreuses réactions enregistrées sur les réseaux sociaux après le discours prononcé le 28 novembre par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, devant le Parlement réuni en Congrès à l’occasion de la Journée de la République. Son appel public invitant le Chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, à faire acte de candidature à la prochaine présidentielle a suscité un vif débat en ligne. Certains internautes dénoncent une démarche “ anticonstitutionnelle ” , tandis que d’autres y voient un soutien politique assumé. Face à ces prises de position diverses, Fact-Check Congo a jugé nécessaire d’apporter un éclairage rigoureux, fondé sur les textes officiels, pour distinguer perceptions, interprétations et faits établis. Que s’est-il réellement passé ?  Fact-Check Congo a suivi en direct sur la Télévision nationale, la retransmission de l’activité rassemblant les deux chambres réunies en congrès, à l’occasion de la célébration de la fête de la République ,le 28 novembre 2025 à Brazzaville.  Lors de son adresse au Chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale a invité  Denis Sassou Nguesso à faire acte de candidature pour la présidentielle de mars 2026 en déclarant: “ ….Je vous lance cet appel patriotique, écoutez la voix du peuple et l‘appel de la nation… que vous fassiez acte de candidature à l’élection présidentielle de mars 2026 par devoir républicain qui vous revient de construire le CONGO de demain”, fin de citation.  Analyse juridique : que dit réellement le droit congolais ? Il n’existe à ce jour aucun article  qui interdit au président de l’Assemblée nationale d’émettre un avis politique, même dans un cadre solennel comme le Congrès.  Aucune disposition ne sanctionne un appel public à candidature que ce soit dans la Constitution de 2015 , ou encore dans le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale,  A la lecture de ces deux documents, l’on constate qu’il n’existe aucune clause limitant les prises de position politiques du président de la Chambre basse du Parlement, et aucune interdiction spécifique n’encadre ses déclarations publiques. Conclusion juridique  La démarche du président de l’Assemblée nationale n’est donc pas illégale, comme certains commentaires sur les réseaux sociaux l’ont laissé entendre, sachant que le président de l’Assemblée demeure un élu politique, disposant d’une liberté d’expression tant qu’aucun texte n’en restreint explicitement l’usage. &#160; Ce  qui pose réellement problème Même si la démarche est légale, elle est institutionnellement discutable. Le président de l’Assemblée nationale représente tous les députés ; il incarne le pouvoir législatif  et bénéficie d’une obligation morale de neutralité lors des cérémonies officielles. En appelant publiquement le Chef de l’État à être candidat, il engage  non seulement l’institution sans mandat des élus, il politise sa fonction, et brouille la séparation des pouvoirs. Pour rappel, la Fête de la République est une obligation institutionnelle et républicaine. De ce fait, utiliser le Congrès, une cérémonie d’État, pour lancer un appel à candidature revient à transformer une tribune officielle en plateforme de mobilisation politique. Cet appel public du législatif à l’exécutif renforce la perception d’une Assemblée nationalisée politiquement, et acquise de fait à l’action du chef de l’Etat et affaiblit le principe de séparation des pouvoirs ; d’un effacement du contre-pouvoir parlementaire et pour finir, d’une institution législative alignée sur l’exécutif, et s’éloigne des standards démocratiques internationaux. Cette séquence d’Isidore Mvouba a suscité  plusieurs réactions sur les réseaux sociaux, notamment sous un post public de Dave Mafoula, acteur politique congolais. Le Congrès de la Journée de la République est une cérémonie officielle. L’utiliser pour encourager une candidature et envoyer un message partisan, équivaut à une campagne prématurée dans un cadre institutionnel. Conclusion Est-ce légal ? Oui. Ni la Constitution  ni le règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’interdisent une telle déclaration. Par contre, institutionnellement, cette déclaration pose  problème  car elle viole l’exigence de neutralité institutionnelle et brouille la séparation des pouvoirs. Affirmer donc que cela est interdit dans la Constitution est faux.  Recommandations Il est important de toujours distinguer illégalité et inappropriation institutionnelle, et de se référer aux textes officiels avant d’interpréter une déclaration politique. Nous encourageons donc les citoyens à une lecture critique des discours tenus depuis les tribunes d’État.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/12/01/le-president-de-lassemblee-nationale-peut-il-inviter-denis-sassou-nguesso-a-presenter-sa-candidature-a-la-prochaine-presidentielle/">Le président de l’Assemblée nationale peut-il inviter Denis Sassou Nguesso à présenter sa candidature à la prochaine présidentielle ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2087" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba.png" alt="" width="1030" height="463" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba.png 1030w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba-300x135.png 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba-1024x460.png 1024w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/Mvouba-768x345.png 768w" sizes="(max-width: 1030px) 100vw, 1030px" /></a> <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Contexte : pourquoi cet article ?</b></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Cet article fait suite aux nombreuses réactions enregistrées sur les réseaux sociaux après le discours prononcé le 28 novembre par le président de l’Assemblée nationale, </span><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100068823403317"><span style="font-weight: 400;">Isidore Mvouba</span></a><span style="font-weight: 400;">, devant le Parlement réuni en Congrès à l’occasion de la Journée de la République.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"> Son </span><a href="https://fb.watch/DGRL_e6U0R/"><span style="font-weight: 400;">appel public</span></a><span style="font-weight: 400;"> invitant le Chef de l’État, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Sassou-Nguesso">Denis Sassou Nguesso</a>, à </span><i><span style="font-weight: 400;">faire acte de candidature</span></i><span style="font-weight: 400;"> à la prochaine présidentielle a suscité un vif débat en ligne. Certains internautes dénoncent une démarche “ anticonstitutionnelle ” , tandis que d’autres y voient un soutien politique assumé.</span></span></p>
<p><a href="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/AN.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-2086 aligncenter" src="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/AN.png" alt="" width="385" height="316" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/AN.png 385w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/12/AN-300x246.png 300w" sizes="(max-width: 385px) 100vw, 385px" /></a></p>
<p><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;">Face à ces prises de position diverses, Fact-Check Congo a jugé nécessaire d’apporter un éclairage rigoureux, fondé sur les textes officiels, pour distinguer perceptions, interprétations et faits établis.</span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Que s’est-il réellement passé ? </b></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Fact-Check Congo a suivi en direct sur la </span><a href="https://www.youtube.com/@telecongo"><span style="font-weight: 400;">Télévision nationale</span></a><span style="font-weight: 400;">, la retransmission de l’activité rassemblant les deux chambres réunies en congrès, à l’occasion de la célébration de la fête de la République ,le 28 novembre 2025 à Brazzaville. </span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Lors de son adresse au Chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale a invité  Denis Sassou Nguesso à faire acte de candidature pour la présidentielle de mars 2026 en déclarant: “ ….J</span><span style="font-size: 10pt;"><i><span style="font-weight: 400;">e vous lance cet appel patriotique, écoutez la voix du peuple et l‘appel de la nation… que vous fassiez acte de candidature à l’élection présidentielle de mars 2026 par devoir républicain qui vous revient de construire le CONGO de demain”, fin de citation. </span></i></span></span></p>
<h1><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Analyse juridique : que dit réellement le droit congolais ?</b></span></h1>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Il n’existe à ce jour aucun article  qui interdit au président de l’Assemblée nationale d’émettre un avis politique, même dans un cadre solennel comme le Congrès.  Aucune disposition ne sanctionne un appel public à candidature que ce soit dans la</span><a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/con183097.pdf"><span style="font-weight: 400;"> Constitution</span></a><span style="font-weight: 400;"> de 2015 , ou encore dans le </span><a href="https://www.assemblee-nationale.cg/wp-content/uploads/2023/06/RI-AN-2022-2027.-finale.pdf"><span style="font-weight: 400;">Règlement intérieur</span></a><span style="font-weight: 400;"> de l’Assemblée nationale, </span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">A la lecture de ces deux documents, l’on constate qu’il n’existe </span><b>aucune clause</b><span style="font-weight: 400;"> limitant les prises de position politiques du président de la Chambre basse du Parlement, et aucune interdiction spécifique n’encadre ses déclarations publiques.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Conclusion juridique </b></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;">La démarche du président de l’Assemblée nationale n’est donc pas illégale, comme certains commentaires sur les réseaux sociaux l’ont laissé entendre, sachant que le président de l’Assemblée demeure un élu politique, disposant d’une liberté d’expression tant qu’aucun texte n’en restreint explicitement l’usage.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Ce  qui pose réellement problème</b></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Même si la démarche est légale, elle est </span><b>institutionnellement discutable</b><span style="font-weight: 400;">.</span> <span style="font-weight: 400;">Le président de l’Assemblée nationale représente </span><i><span style="font-weight: 400;">tous</span></i><span style="font-weight: 400;"> les députés ; il incarne le pouvoir législatif  et bénéficie d’une obligation morale de neutralité lors des cérémonies officielles.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;">En appelant publiquement le Chef de l’État à être candidat, il engage  non seulement l’institution sans mandat des élus, il politise sa fonction, et brouille la séparation des pouvoirs.</span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Pour rappel, la Fête de la République est une obligation institutionnelle et républicaine. De ce fait, utiliser le Congrès, une cérémonie d’État, pour lancer un appel à candidature revient à transformer une tribune officielle en </span><b>plateforme de mobilisation politique</b><span style="font-weight: 400;">.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Cet appel public du législatif à l’exécutif renforce la perception d’une Assemblée nationalisée politiquement, et acquise de fait à l’action du chef de l’Etat et </span><span style="font-weight: 400;">affaiblit le principe de séparation des pouvoirs </span><span style="font-weight: 400;">; d’un effacement du contre-pouvoir parlementaire et pour finir, d’une institution législative alignée sur l’exécutif, et </span><span style="font-weight: 400;">s’éloigne des standards démocratiques internationaux.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Cette séquence d’Isidore Mvouba a suscité  plusieurs réactions sur les réseaux sociaux, notamment sous un post public de </span><a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1435570225236994&amp;id=100063520908539&amp;rdid=7py1mNyl4i4upiB4#"><span style="font-weight: 400;">Dave Mafoula</span></a><span style="font-weight: 400;">, acteur politique congolais.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Le Congrès de la <a href="https://www.adiac-congo.com/content/journee-de-la-republique-la-date-du-28-novembre-et-quelques-reperes-historiques-143303">Journée de la République</a> est une cérémonie officielle. </span><span style="font-weight: 400;">L’utiliser pour encourager une candidature et envoyer un message partisan, équivaut à une </span><b>campagne prématurée</b><span style="font-weight: 400;"> dans un cadre institutionnel.</span></span></p>
<h1><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Conclusion</b></span></h1>
<h3><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Est-ce légal ? </b><span style="font-weight: 400;">Oui. Ni la </span><a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/con183097.pdf"><span style="font-weight: 400;">Constitution</span></a><span style="font-weight: 400;">  ni le </span><a href="https://www.assemblee-nationale.cg/wp-content/uploads/2023/06/RI-AN-2022-2027.-finale.pdf"><span style="font-weight: 400;">règlement intérieur </span></a><span style="font-weight: 400;">de l’Assemblée nationale n’interdisent une telle déclaration. </span></span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><span style="font-weight: 400;">Par contre,</span><b> institutionnellement</b><span style="font-weight: 400;">, cette déclaration pose  problème  car elle viole </span><span style="font-weight: 400;">l’exigence de neutralité institutionnelle et brouille la séparation des pouvoirs. </span></span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Affirmer donc que cela est interdit dans la Constitution est faux. </b></span></h3>
<h4><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"><b>Recommandations</b></span></h4>
<p><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;">Il est important de toujours distinguer illégalité et inappropriation institutionnelle, et de s</span><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;">e référer aux textes officiels avant d’interpréter une déclaration politique. Nous encourageons donc les citoyens à</span><span style="font-weight: 400; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;"> une lecture critique des discours tenus depuis les tribunes d’État.</span></p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/12/01/le-president-de-lassemblee-nationale-peut-il-inviter-denis-sassou-nguesso-a-presenter-sa-candidature-a-la-prochaine-presidentielle/">Le président de l’Assemblée nationale peut-il inviter Denis Sassou Nguesso à présenter sa candidature à la prochaine présidentielle ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un deepfake attribué à François Bayrou devant les députés français</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2025/01/04/un-deepfake-attribue-a-francois-bayrou-devant-les-deputes-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ruth Kalumbu]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2025 20:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Premier Ministre français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette courte séquence montrant le nouveau premier ministre français François Bayrou, incapable de tenir un discours devant les députés à l&#8217;Assemblée nationale, est devenue virale sur WhatsApp et sur d&#8217;autres réseaux sociaux. Dans cette vidéo , le premier ministre français balbutie constamment devant les députés à l&#8217;Assemblée nationale . Les internautes prétendent que François Bayrou n&#8217;a pas su répondre à la question des députés qui envisageaient une collaboration future entre la France et l&#8217;Alliance des États du Sahel(AES), constituée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cependant, les vérifications de Fact-Check Congo prouvent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un deepfake. La rédaction est parvenue à trouver la vidéo originale de l&#8217;intervention de François Bayrou qui s&#8217;exprimait devant les députés lors de la session plénière du 17 décembre 2024. « À la simple question de savoir si la France pourrait coopérer avec l&#8217;AES, le premier ministre français n&#8217;a pas su répondre à la question des français. » Lit-on sur la séquence en cours de vérification. Pour procéder à la vérification de cette rumeur, la rédaction de Fact-check Congo a fait recours à la technique de recherche d&#8217;images inversées et a été conduite sur la chaîne YouTube Ouest France qui a mis en ligne, le 17 décembre 2024, une  vidéo titrée : « Direct : Assemblée nationale, François Bayrou va répondre aux questions des députés.» Une vidéo qui a une durée de plus d&#8217;une heure. Après avoir visualisé l&#8217;intégralité de l&#8217;intervention du premier ministre français  devant les députés à l&#8217;Assemblée, nous avons constaté que nulle part François Bayrou n&#8217;a tenu un discours avec autant d&#8217;hésitation, comme semble le montrer la vidéo en cours de vérification. Notre rédaction a également constaté que la question relative à une prétendue collaboration future entre l&#8217;AES et la France n&#8217;a nullement été adressée à François Bayrou. Un deepfake est une forme de média tels qu’une photo ou une vidéo, générée par l’intelligence artificielle (IA) pour représenter des personnes réelles ou inexistantes effectuant des actions qu’elles n’ont jamais faites. L’IA manipule une image, une vidéo ou un enregistrement vocal pour analyser les caractéristiques d’une personne, puis les mélanger avec des séquences existantes à l’aide d’algorithmes uniques. La technologie Deepfake peut être utilisée pour montrer une personne disant quelque chose qu’elle n’a jamais dite ou faisant quelque chose qu’elle n’a jamais faite en plaçant son visage, son corps ou sa voix sur une autre personne. Fact-Check Congo est parvenu à la conclusion selon laquelle, la vidéo en cours de vérification est manipulée. Soyez prudents et n’accordez pas du crédit à tous les contenus circulant sur les réseaux sociaux. Faites preuve d’observation critique.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/01/04/un-deepfake-attribue-a-francois-bayrou-devant-les-deputes-francais/">Un deepfake attribué à François Bayrou devant les députés français</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-428 alignleft" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2025-01-04-213140-180x300.png" alt="" width="180" height="300" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2025-01-04-213140-180x300.png 180w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2025-01-04-213140.png 264w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></p>
<p>Cette courte séquence montrant le nouveau premier ministre français François Bayrou, incapable de tenir un discours devant les députés à l&rsquo;Assemblée nationale, est devenue virale sur WhatsApp et sur d&rsquo;autres réseaux sociaux. Dans cette <a href="https://www.tiktok.com/@adopteyou/video/7451511866913803542?lang=fr&amp;q=fran%C3%A7ois%20bayrou%20aes&amp;t=1736023209866">vidéo</a> , le premier ministre français balbutie constamment devant les députés à l&rsquo;Assemblée nationale . Les internautes prétendent que François Bayrou n&rsquo;a pas su répondre à la question des députés qui envisageaient une collaboration future entre la France et l&rsquo;Alliance des États du Sahel(AES), constituée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</p>
<p>Cependant, les vérifications de Fact-Check Congo prouvent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un deepfake. La rédaction est parvenue à trouver la vidéo originale de l&rsquo;intervention de François Bayrou qui s&rsquo;exprimait devant les députés lors de la session plénière du 17 décembre 2024.</p>
<p>« À la simple question de savoir si la France pourrait coopérer avec l&rsquo;AES, le premier ministre français n&rsquo;a pas su répondre à la question des français. » Lit-on sur la séquence en cours de vérification.</p>
<p>Pour procéder à la vérification de cette rumeur, la rédaction de Fact-check Congo a fait recours à la technique de recherche d&rsquo;images inversées et a été conduite sur la chaîne YouTube Ouest France qui a mis en ligne, le 17 décembre 2024, une  <a href="https://www.youtube.com/live/DIZ4-InpuUg?si=jFhPyO8nqSYVFGx">vidéo titrée </a>: « Direct : Assemblée nationale, François Bayrou va répondre aux questions des députés.» Une vidéo qui a une durée de plus d&rsquo;une heure.<br />
Après avoir visualisé l&rsquo;intégralité de <a href="https://www.youtube.com/live/DIZ4-InpuUg?si=jFhPyO8nqSYVFGxt">l&rsquo;intervention du premier ministre français </a> devant les députés à l&rsquo;Assemblée, nous avons constaté que nulle part François Bayrou n&rsquo;a tenu un discours avec autant d&rsquo;hésitation, comme semble le montrer la vidéo en cours de vérification.</p>
<p>Notre rédaction a également constaté que la question relative à une prétendue collaboration future entre l&rsquo;AES et la France n&rsquo;a nullement été adressée à François Bayrou.</p>
<p>Un deepfake est une forme de média tels qu’une photo ou une vidéo, générée par l’intelligence artificielle (IA) pour représenter des personnes réelles ou inexistantes effectuant des actions qu’elles n’ont jamais faites. L’IA manipule une image, une vidéo ou un enregistrement vocal pour analyser les caractéristiques d’une personne, puis les mélanger avec des séquences existantes à l’aide d’algorithmes uniques. La technologie <a href="https://www.keepersecurity.com/blog/fr/2024/09/19/what-are-deepfakes/">Deepfake</a> peut être utilisée pour montrer une personne disant quelque chose qu’elle n’a jamais dite ou faisant quelque chose qu’elle n’a jamais faite en plaçant son visage, son corps ou sa voix sur une autre personne.</p>
<p>Fact-Check Congo est parvenu à la conclusion selon laquelle, la vidéo en cours de vérification est manipulée. Soyez prudents et n’accordez pas du crédit à tous les contenus circulant sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Faites preuve d’observation critique.</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2025/01/04/un-deepfake-attribue-a-francois-bayrou-devant-les-deputes-francais/">Un deepfake attribué à François Bayrou devant les députés français</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
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		<title>Ajustements modérés des budgets de la Présidence, de la Primature et de l&#8217;Assemblée nationale du Sénégal</title>
		<link>http://factcheck-congo.org/2024/12/16/attention-les-budgets-de-la-presidence-de-la-primature-et-de-lassemblee-nationale-du-senegal-nont-pas-ete-reduits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Albadia Dicko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 21:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Fact-Check]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2025]]></category>
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		<category><![CDATA[réduction]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le vendredi 13 décembre 2024, plusieurs publications sur Facebook, ainsi que sur des sites en ligne comme  Mali 24,  Mali scoop et l’infodrome.com laissent croire qu’il y a une « réduction budgétaire considérable au niveau de la Présidence, de la primature et de l’assemblée nationale », dans la programmation budgétaire 2025. Les textes qui accompagnent ces publications mentionnent que la Présidence, l’Assemblée nationale et de la Primature du Sénégal, sont les institutions qui vont subir des réductions budgétaires importantes en 2025. Cette information, largement partagée dans les médias et sur les réseaux sociaux, contient des contre-vérités. Vérification des faits Selon les publications virales, le « budget de la Présidence passe de 80 à 49 milliards de FCFA, celui de l’Assemblée nationale de 20 à 19 milliards, et la Primature chute de 25 à 11 milliards. » Mais, qu’en est-il réellement ?  Fact-Check Congo a vérifié.  Cette information est fausse. Les chiffres donnés ne sont pas exacts, car les réductions de budgets n’ont pas été opérés au niveau de toutes les institutions citées. Une recherche Google avec les mots clés &#60;&#60; restriction budgétaire 2025 au Sénégal &#62;&#62; n’a donné aucun résultat officiel confirmant cette information.  De plus, aucune annonce de ce type n’a été diffusée par les canaux officiels des institutions sénégalaises concernées. Nous avons vérifié sur le site de la Présidence du Sénégal, sur celui du Ministère des finances et du budget et nous n’avons rien trouvé sur ces informations. Les textes qui accompagnent ces publications mentionnent que la Présidence, l’Assemblée nationale et de la Primature du Sénégal, sont les institutions qui vont subir des réductions budgétaires importantes en 2025. Cette information, largement partagée dans les médias et sur les réseaux sociaux, est fausse.  Hamidou Doumbia est un leader politique bien connu au Mali qui avait eu à partager  cette information sur Facebook, est revenu sur ses propos avant de s’excuser le 14 décembre.  « Honnêteté intellectuelle oblige », a-t-il écrit sur son compte Méta, tout en précisant  « Je tiens à démentir cette information après avoir lu le projet de loi de finances du Sénégal.» Pareil pour Adam Dicko qui est revenue aussi sur sa publication sur le sujet. Les chiffres exacts. Nous avons consulté le document sur le projet de loi initial 2025 au Sénégal. Aucune des trois institutions étatiques citées n’a connu de « réduction budgétaire drastique ». Mieux, le budget de l’Assemblée nationale a connu une augmentation. Le Sénégal prévoit un déficit budgétaire d&#8217;environ 7% du produit intérieur brut pour l&#8217;année 2025, selon les propositions du gouvernement. Une décision qui fait suite à un audit  révélateur des chiffres de dette et de déficit plus importants que ceux déclarés par l&#8217;administration précédente,, audit ayant abouti à un gel du programme du FMI de 1,9 milliard de dollars du pays; comme l&#8217;on peut le lire dans cet article de Reuters.  Voici les chiffres réels repris dans le projet de loi 2025 : Présidence de la République: 2024 : 78  611  113 107 XAF 2025:  78 609 617 404 XAF soit une réduction de 1 495 703 XAF .  Assemblée Nationale:  2024 : 19 158  015 137 XAF 2025 : 21  474  015 137 XAF , soit une augmentation de 2 316 000 000 XAF par rapport à l&#8217;année précédente. Primature : 2024 : 25  723  322  360 XAF 2025 : 25 006 817 345 XAF, soit une baisse de 716  505  015 XAF . Le projet de budget du Sénégal pour l&#8217;année 2025 est estimé à 6 395,1 milliards XAF  contre 7 003,6 milliards XAF en 2024, soit une baisse de 8,68% XAF, selon la loi des finances 2025 soumise le 14 décembre aux députés de l&#8217;Assemblée nationale sénégalaise. Ce qui ne peut pas être considéré comme une « baisse drastique » de l&#8217;ensemble des budgets de ces trois institutions publiques du Sénégal. Conclusion Les informations selon lesquelles les budgets de la Présidence, de la Primature et de l’Assemblée nationale du Sénégal ont été considérablement réduits en 2025 sont fausses et sorties de leur contexte. Dans les faits, pour l&#8217;année 2025, les budgets de la Présidence de la République et de la Primature ont été légèrement réduits, tandis que celui de l&#8217;Assemblée nationale a connu une légère augmentation comme le prouve le projet de loi budgétaire de l&#8217;année 2025 Projet de loi 2025 .  &#160;</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2024/12/16/attention-les-budgets-de-la-presidence-de-la-primature-et-de-lassemblee-nationale-du-senegal-nont-pas-ete-reduits/">Ajustements modérés des budgets de la Présidence, de la Primature et de l&rsquo;Assemblée nationale du Sénégal</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le vendredi 13 décembre 2024, plusieurs publications sur <a href="https://www.facebook.com/share/p/15cbPmwu4D/">Facebook</a>, ainsi que sur des sites en ligne comme  <a href="https://mali24.info/bonne-gouvernance-reduction-des-budgets-de-la-presidence-de-la-primature-et-de-lassemblee-nationale-au-senegal/">Mali 24</a>, <a href="https://www.facebook.com/share/p/15cbPmwu4D/"> </a><a href="https://www.facebook.com/share/p/15cbPmwu4D/">Mali scoop</a> et <a href="https://www.facebook.com/share/p/1AqYSt4yNV/">l’infodrome.com</a> laissent croire qu’il y a une «<em> réduction budgétaire considérable au niveau de la Présidence, de la primature et de l’assemblée nationale</em> », dans la programmation budgétaire 2025.</p>
<p>Les textes qui accompagnent ces publications mentionnent que la Présidence, l’Assemblée nationale et de la Primature du Sénégal, sont les institutions qui vont subir des réductions budgétaires importantes en 2025. Cette information, largement partagée dans les médias et sur les réseaux sociaux, contient des contre-vérités.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-357 aligncenter" src="https://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/12/tof-senegal-300x221.png" alt="" width="300" height="221" srcset="http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/12/tof-senegal-300x221.png 300w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/12/tof-senegal-768x566.png 768w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/12/tof-senegal-750x553.png 750w, http://factcheck-congo.org/wp-content/uploads/2024/12/tof-senegal.png 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong>Vérification des faits</strong></p>
<p>Selon les publications virales, le «<em> budget de la Présidence passe de 80 à 49 milliards de FCFA, celui de l’Assemblée nationale de 20 à 19 milliards, et la Primature chute de 25 à 11 milliards. »</em> Mais, qu’en est-il réellement ?  <a href="https://factcheck-congo.org/">Fact-Check Congo</a> a vérifié.  <em><strong>Cette information est fausse</strong></em>. Les chiffres donnés ne sont pas exacts, car les réductions de budgets n’ont pas été opérés au niveau de toutes les institutions citées.</p>
<p>Une <a href="https://www.google.com/search?client=ms-android-transsion&amp;sca_esv=d4a5450862dcd9df&amp;q=reduction+budg%C3%A9taire+2025+au+S%C3%A9n%C3%A9gal&amp;tbm=nws&amp;source=lnms&amp;fbs=AEQNm0CbCVgAZ5mWEJDg6aoPVcBg-SdB_VhkTgIuMkvHavRAAqJIdK1d4IRkOOfjc8W6G29srEp2rS2IK2OuG-O3yXhAr1WX984bmn_niVItENH0vq_DmkBNd3E5J23KAiI4VnSNqIF59fsEWEKqSF_LCHoP2Wm5Yit4i32U8fOQPA7qZqEx880OB-rrvDwyIDKKK6nnaAFiSVEF05NDxcGs1Es7kEVzsQ&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjatrLf06yKAxWaKvsDHbuTBn0Q0pQJegQIERAB&amp;biw=360&amp;bih=724&amp;dpr=3">recherche Google </a>avec les mots clés <em><strong>&lt;&lt; restriction budgétaire 2025 au Sénégal &gt;</strong></em>&gt; n’a donné aucun résultat officiel confirmant cette information.  De plus, aucune annonce de ce type n’a été diffusée par les canaux officiels des institutions sénégalaises concernées. Nous avons vérifié sur le site de la <a href="https://www.presidence.sn/fr/actualites">Présidence du Sénégal,</a> sur celui du <a href="https://www.finances.gouv.sn/">Ministère des finances et du budget </a>et nous n’avons rien trouvé sur ces informations.</p>
<p>Les textes qui accompagnent ces publications mentionnent que la Présidence, l’Assemblée nationale et de la Primature du Sénégal, sont les institutions qui vont subir des réductions budgétaires importantes en 2025. Cette information, largement partagée dans les médias et sur les réseaux sociaux, est fausse.</p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span><a href="https://www.facebook.com/hamidou.doumbia.161?mibextid=ZbWKwL"><span style="font-weight: 400;">Hamidou Doumbia</span></a> est un leader politique bien connu au Mali qui avait eu à partager  cette information sur Facebook, est revenu sur ses propos avant de s’excuser le 14 décembre.  «<em> Honnêteté intellectuelle oblige</em> », a-t-il écrit sur son compte Méta, tout en précisant  <strong><em>« </em></strong><em>Je tiens à démentir cette information après avoir lu le projet de loi de finances du Sénégal.»</em></p>
<p>Pareil pour <a href="https://www.facebook.com/share/p/15JDk8JTyv/">Adam Dicko</a> qui est revenue aussi sur sa publication sur le sujet.</p>
<p><strong>Les chiffres exacts.</strong></p>
<p>Nous avons consulté le document sur le <a href="https://www.vie-publique.sn/pdf/budget/2025-projet-loi-de-finance-initiale.pdf">projet de loi initial</a> 2025 au Sénégal. Aucune des trois institutions étatiques citées n’a connu de <em>« réduction budgétaire drastique </em>». Mieux, le budget de l’Assemblée nationale a connu une augmentation.</p>
<p>Le Sénégal prévoit un déficit budgétaire d&rsquo;environ 7% du produit intérieur brut pour l&rsquo;année 2025, selon les propositions du gouvernement. Une décision qui fait suite à un audit  révélateur des chiffres de dette et de déficit plus importants que ceux déclarés par l&rsquo;administration précédente,, audit ayant abouti à un gel du programme du FMI de 1,9 milliard de dollars du pays; comme l&rsquo;on peut le lire dans cet article de <a href="https://www.reuters.com/world/africa/senegals-2025-budget-sees-lower-deficit-after-audit-revelations-2024-12-14/">Reuters. </a></p>
<p>Voici les chiffres réels repris dans le projet de loi 2025 :</p>
<ul>
<li><strong>Présidence de la République:</strong></li>
</ul>
<ol>
<li><em><strong>2024 : 78  611  113 107 XAF </strong></em></li>
<li><em><strong>2025:  78 609 617 404 XAF </strong>soit une <strong>réduction</strong> de 1 495 703 XAF . </em></li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Assemblée Nationale: </strong></li>
</ul>
<ol>
<li><em><strong> 2024 : 19 158  015 137 XAF </strong></em></li>
<li><em><strong>2025 : 21  474  015 137 XAF , </strong>soit une <strong>augmentation</strong> de 2 316 000 000 XAF</em> par rapport à l&rsquo;année précédente.</li>
</ol>
<ul>
<li><strong>Primature :</strong></li>
</ul>
<ol>
<li><strong>2024</strong> : <strong><em>25  723  322  360 XAF </em></strong></li>
<li><em><strong>2025 : 25 006 817 345 XAF,</strong> soit une <strong>baisse</strong> de 716  505  015 XAF .</em></li>
</ol>
<p>Le projet de budget du Sénégal pour l&rsquo;année 2025 est estimé à <strong><em>6 395,1 milliards XAF </em></strong> contre <em><strong>7 003,6 milliards XAF en 2024,</strong> soit une baisse de <strong>8,68% XAF</strong>,</em> selon la loi des finances 2025 soumise le 14 décembre aux députés de l&rsquo;Assemblée nationale sénégalaise. Ce qui ne peut pas être considéré comme une « <strong>baisse drastique »</strong> de l&rsquo;ensemble des budgets de ces trois institutions publiques du Sénégal.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Les informations selon lesquelles les budgets de la Présidence, de la Primature et de l’Assemblée nationale du Sénégal ont été <em><strong>considérablement réduits en 2025</strong> </em>sont fausses et sorties de leur contexte. Dans les faits, pour l&rsquo;année 2025, les budgets de la <em>Présidence de la République et de la Primature ont été légèrement réduits</em>, tandis que celui de <em>l&rsquo;Assemblée nationale a connu une légère augmentation</em> comme le prouve le projet de loi budgétaire de l&rsquo;année 2025 <a href="https://www.vie-publique.sn/pdf/budget/2025-projet-loi-de-finance-initiale.pdf">Projet de loi 2025 . </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="http://factcheck-congo.org/2024/12/16/attention-les-budgets-de-la-presidence-de-la-primature-et-de-lassemblee-nationale-du-senegal-nont-pas-ete-reduits/">Ajustements modérés des budgets de la Présidence, de la Primature et de l&rsquo;Assemblée nationale du Sénégal</a> est apparu en premier sur <a href="http://factcheck-congo.org">FACT- CHECK CONGO</a>.</p>
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