Depuis plusieurs heures, la page Stars en ligne a fait une publication sur Facebook affirmant révéler les “dernières paroles” de Nadiya Sabeh adressées à l’artiste ivoirien Ariel Sheney.
La phrase relayée est la suivante :
“ Je profiterai de chaque instant à tes côtés jusqu’à ce que la mort nous sépare… “
Si cette phrase est authentique, son contexte est totalement manipulé.
Ce que disent les faits
Après vérification par mots clés sur Google, Fact-Check Congo a découvert que la phrase a bien été écrite par Nadiya Sabeh, mais elle ne constitue en rien ses dernières paroles. Elle avait été publiée sur son propre profil Facebook le 17 mars 2025, plusieurs mois avant son décès en décembre 2025.
Un message auquel avait répondu son époux comme le prouve cette capture , attestant qu’il date de plus de 30 semaines déjà.
L’affirmation voulant qu’il s’agisse de son ultime message est donc fausse, trompeuse et émotionnellement exploitée.
Aucune source familiale, officielle ou proche de l’artiste n’a confirmé l’existence de “dernières paroles” publiques ou destinées à être rendues virales. La publication diffusée par Stars en ligne relève du buzz opportuniste, principalement destiné à attirer de l’audience en utilisant une tragédie personnelle.
Pourquoi cette désinformation pose problème
Transformer un message intime en “dernières paroles” pour créer du choc ou de l’émotion facile est une pratique dangereuse et profondément irrespectueuse.
Ce type de contenu exploite la douleur d’une famille endeuillée, alimente la désinformation émotionnelle, déshumanise les personnes au profit de la viralité et crée un climat où tout devient matière à buzz, même la mort.
La dignité d’une personne décédée, comme celle de ses proches , devrait être inviolable, et ne pas devenir un outil de manipulation émotionnelle.
Appel au respect et à la responsabilité
La disparition de Nadiya Sabeh est une tragédie humaine, pas une opportunité pour gonfler des statistiques de vues.
Fact-Check Congo vous invite donc à ne pas partager des informations non vérifiées, à ne pas transformer la douleur des autres en spectacle numérique, et surtout à toujours vérifier la source avant de relayer.
La vérité n’enlève rien à l’émotion. Mais la falsification, elle, enlève tout au respect.
















